Magma : le cœur de réseau open source passe à la Fondation Linux

L’avenir de Magma s’écrira sous la gouvernance de la Fondation Linux.

Ce framework destiné à simplifier l’extension des réseaux cellulaires était né chez Facebook. Le groupe américain l’avait ouvert en 2019, sous licence BSD. Un projet collaboratif avec fini par se structurer, sous la houlette de l’OpenStack Foundation (devenue Open Infrastructure Foundation).

Magma consortium

Magma vise les déploiements à la périphérie. En particulier dans les zones rurales, mais aussi les réseaux privés d’entreprises. Avec une garantie d’indépendance, aussi bien vis-à-vis des technologies d’accès radio que des générations 3GPP. Il comprend trois composants principaux :

  • Une passerelle d’accès installable sur du matériel standard (AMD64 / Debian). Le cœur de réseau qu’elle exploite repose sur l’implémentation OAI-CN de l’OSA (OpenAirInterface Software Alliance). À l’origine de ce consortium, on trouve l’école d’ingénieurs française EURECOM.
  • Un orchestrateur cloud – qu’on installera préférentiellement sur AWS – pour la supervision et la mise à jour de l’infrastructure.
  • Une autre passerelle dite de « fédération ». Elle fait office de proxy entre le cœur Magma et celui du réseau opérateur.

Magma converged core

L’idée est d’avoir une stack « agile » qui s’appuie sur des composantes stateless tout en séparant les plans de contrôle et de données.

Magma overview

Pour le moment, la gouvernance est assurée par un comité technique qui comprend des développeurs impliqués dans le projet. Sous l’aile de la Fondation Linux, OIF et OSA poursuivront les travaux avec leurs communautés respectives.

Photo d’illustration © Sergey Nivens – shutterstock.com