Open Infrastructure : Canonical veut mieux faire que Red Hat

Canonical, éditeur de la distribution Linux Ubuntu, agrège en une offre des services de sécurité et support pour Linux, Kubernetes, OpenStack et d’autres.

Canonical, la société qui finance l’OS open source Ubuntu, a lancé Ubuntu Advantage for Infrastructure. Cette offre revisitée de services de sécurité, conformité et support est conçue pour répondre à l’évolution de la demande d’entreprises.

« Regrouper les offres de mise à jour de sécurité et de support Linux, Kubernetes, Docker, OpenStack, KVM, Ceph et SWIFT dans un package unique permet aux entreprises de passer d’une infrastructure traditionnelle aux opérations de cloud privé et conteneurs, sans introduire de nouveaux coûts », a déclaré Stephan Fabel, directeur produit chez Canonical.

Cet ensemble regroupe les services génériques suivants :

– Mises à jour de sécurité et maintenance à long terme ;
– Support technique et assurance juridique ;
– Infrastructure managée (OpenStack, Kubernetes, stockage…).

La prestation est proposée à partir de 25$ par ordinateur, 75$ par serveur virtuel et 225$ par serveur physique (Ubuntu Advantage for Infrastructure « Essential »).

Face à Red Hat et VMware

Avec cette offre, Canonical ambitionne rien de moins que de proposer une nouvelle « référence en matière d’efficacité pour les opérations d’entreprise à grande échelle sous Linux. »

Mark Shuttleworth, fondateur et CEO de Canonical, s’en est expliqué à l’occasion de l’Open Infrastructure Summit (ex-OpenStack Summit) organisé cette semaine à Denver (Colorado).

« Plus de clients ont ajouté Ubuntu à leur liste de systèmes d’exploitation officiellement supportés. Nous disposons ainsi du volume nécessaire pour simplifier notre offre de sécurité d’infrastructure, et abaisser davantage le coût moyen par machine. »

Une approche présentée comme « moins complexe et moins coûteuse » que celle de Red Hat ou de VMware, qui, selon les termes de Shuttleworth, « nécessite des licences supplémentaires par hôte ou par machine virtuelle pour des fonctionnalités [de gestion d’infrastructures cloud] OpenStack et [d’orchestration de conteneurs] Kubernetes. »

(crédit photo © shutterstock)