Partage de vélos : Uber jette son dévolu sur Jump

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Uber a jeté son dévolu sur la startup Jump Bikes, spécialiste du partage de vélos.

Uber a fait l’acquisition de la start-up de « vélo-partage » (de l’anglais « bike-sharing ») Jump Bikes pour un montant non divulgué.

D’aucuns estiment que ce n’est pas une surprise dans la mesure où la start-up basée à New York travaille avec Uber depuis deux mois dans le cadre d’une phase pilote à San Francisco visant à intégrer les options de partage de vélos dans l’application Uber. Avec Uber Bike, les utilisateurs d’Uber peuvent ainsi, depuis janvier dernier, trouver un vélo de Jump via l’application du groupe dirigé par Dara Khosrowshahi.

Une acquisition pressentie

Suite à cette acquisition, les employés de Jump vont rejoindre ceux d’Uber. Toutefois, la société de partage de vélos va poursuivre ses activités en tant que filiale indépendante. La somme déboursée par Uber n’a pas été divulguée officiellement, même si TechCrunch évoque un possible montant de 100 millions de dollars.

Ryan Rzepecki, le P-DG de Jump, explique dans un billet de blog « être ravi d’annoncer que JUMP Bikes rejoindra Uber. C’est un pas de géant vers la réalisation de notre objectif d’augmenter le nombre de cyclistes et de transformer la façon dont les gens se déplacent dans les villes. »

Devenir multi-modal

Cet acquisition permet au spécialiste VTC d’accéder aux 12 000 vélos de Jump répartis dans 40 villes à travers six pays. Uber va sans doute rapidement étendre cette flotte.

Pour Uber, il s’agit d’investir de nouveaux modes de transport, afin de proposer une offre « multi-modale ».

Basé à New York, Jump a été fondé en 2010 sous le nom Social Bicycles, passant de la vente de vélos à l’exploitation de ses propres flottes.

Les vélos Jump sont déverrouillés et verrouillés à l’aide d’une application pour smartphone

La spécificité de Jump est de ne pas avoir recours à des docks spécifiques pour y attacher les vélos. Ils peuvent ainsi être laissés dans n’importe quel parc à vélos public, éliminant ainsi une grande partie des coûts d’infrastructure encourus par les autres sociétés de partage de vélos. Ils sont par ailleurs géo-localisés via GPS.

Une concurrence déjà à pied d’oeuvre

En janvier dernier, Jump a réalisé un tour de table en échange d’actions de série A de 10 millions de dollars dirigé par Menlo Ventures avec la participation de Sinewave Ventures, Esther Dyson et d’autres investisseurs. Ce financement de Jump de janvier a porté son montant total à 11,1 millions de dollars.

Les concurrents internationaux d’Uber ont fait des acquisitions similaires.

Sont en particulier actifs dans ce secteur, Grab en Asie du Sud-Est et Didi en Chine, qui ont tous deux lancé leurs propres services de vélos partagés cette année. Didi et Grab ont également investi, respectivement, dans les startups de vélo-partage Ofo et OBike.

En Inde, une start-up nommée Ola Pedal s’est développée dans ce secteur depuis décembre 2017. Le service est disponible sur une poignée de campus universitaires du pays.

(Crédit photo : @Uber)


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