Top 250 des éditeurs : Dassault Systèmes règne, Criteo monte en puissance

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Sans surprise, Dassault Systèmes domine le Top 250 des éditeurs de logiciels français, dont le chiffre d’affaires total a progressé de 12 % en 2012. Criteo talonne désormais Murex pour la seconde place.

Dévoilée par Syntec Numérique, la troisième édition du Top 250 des éditeurs de logiciels français témoigne du dynamisme de l’écosystème. Le chiffre d’affaires de la filière a progressé de 12 % en 2012, pour atteindre 8,1 milliards d’euros, dont 11 % réalisé en mode SaaS.

Majoritaires, les 175 éditeurs « sectoriels » du classement ont réalisé 4,7 milliards d’euros de revenus en 2012, soit 58 % de l’activité totale du secteur. Minoritaires, les éditeurs des « particuliers et jeux » ont enregistré un chiffre d’affaires en croissance de 17 % et représentent désormais 20 % du secteur. Suivent les éditeurs généralistes, dont la taille moyenne ne dépasse pas les 14 millions d’euros de CA.

Dassault Systèmes conserve sa couronne

Le classement effectué sur la base du chiffre d’affaires reste dominé par Dassault Systèmes dans la catégorie des « sectoriels » comme au classement général. La référence mondiale des solutions de création 3D, dont le récent avertissement sur résultats a surpris les marchés, a généré 1,8 milliard d’euros de revenus logiciels en 2012, soit une hausse à devises constantes de 10 % sur un an.

Loin derrière en termes de revenus, Murex se place à la seconde position du top par secteur et à la troisième place du classement général. L’éditeur de logiciels de gestion du risque pour les marchés financiers a réalisé 329 millions d’euros de chiffre d’affaires pour l’exercice 2012. Criteo, spécialiste du ciblage publicitaire en ligne, occupe la troisième position avec 272 millions d’euros de CA l’an dernier. Criteo prépare son introduction au Nasdaq et devrait accéder à la seconde place rapidement, l’éditeur ayant généré 194,3 millions d’euros de revenus au premier semestre 2013 (+72 %).

Dans le classement des éditeurs « horizontaux » (généralistes) Cegid Group domine, malgré une baisse de ses revenus de plus de 15 % (à 226,37 millions d’euros en 2012). Cegid est suivi par Axway avec 224 millions d’euros de chiffre d’affaires et Esi Group avec 109 millions d’euros de revenus .

Dans la catégorie « particuliers et jeux », les revenus logiciels du trio de tête ont été en 2012 de 1,25 milliard d’euros pour Ubisoft, qui est second du classement général derrière Dassault Systèmes, 208 millions d’euros pour Gameloft et 101 millions pour Avanquest Software.

L’effort de R&D

Les dépenses consacrées à la recherche et développement en 2012 ont représenté entre 13 % et 20 % du chiffre d’affaires des entreprises étudiées dans le cadre du Top 250, soit un montant total d’environ 1 milliard d’euros, souligne Syntec Numérique.

Par ailleurs, 76 % des éditeurs ont eu recours au crédit d’impôt recherche (CIR) l’an dernier.

Les stratégies de financement s’appuient toujours et principalement sur l’autofinancement pour 86 % des entreprises interrogées. Enfin, les 350 éditeurs du panorama emploient plus de 50 000 collaborateurs (+10 % depuis 2010) et près de 70 % prévoient d’embaucher pour l’année à venir.

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Auteur : Ariane Beky
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