Yahoo-Microsoft : Calimero Ballmer déçu par les analystes.

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Que la presse (qui au passage est aussi lue de près par les analystes) ait été plus que réservée ne perturbe pas Microsoft ou Yahoo!. En revanche, la bourse !… Pas content Mr Ballmer.

Lors d’une réunion annuelle d’analystes au siège de Microsoft à Redmond, Steve Ballmer n’a pas caché sa surprise, et même son agacement ou son incompréhension, face aux réactions du marché, suite au partenariat entre Microsoft et Yahoo! Et pourtant…

« Personne n’a compris ! » s’est plaint Steve Ballmer. Effectivement, la bourse a sanctionné Yahoo d’un bon 12 % mercredi suite à l’annonce tandis que Microsoft se maintenait. Et les jours suivants ont conforté ce scénario, heureusement plus modérément (respectivement -3,5%, et + 1,4%).Pas de rachat, pas d’argent, mais une promesse de gains

Le reproche principal tenait à ce que Yahoo!, jugé dindon impuissant de « la farce » ne recevait pas de cash, comme certains l’avaient, un peu hâtivement, annoncé. Pourtant, le même Yahoo! cède intégralement le contrôle de ses opérations de recherche à Microsoft. «Yahoo! perçoit 88 % du chiffre d’affaires qu’ils génèrent aujourd’hui. Ils assument 0% du coût des ventes et encaissent 88 % des revenus, et ils n’ont aucun investissement de Recherche et développement et aucune dépense d’investissement,» a martelé le dirigeant de Microsoft. «C’est un accord gagnant-gagnant, et Yahoo verra ses bénéfices augmenter de 70% grâce au partenariat si on se base sur ce qu’il réalise actuellement.»

On se demande pourquoi tout le monde croit plus à la monnaie sonnante et trébuchante qu’aux analyses prospectives en milieu totalement instable… «Que s’est-il passé? Rien n’a été vendu, rien n’a été acheté. Les gens attendaient que quelque chose soit acheté. Rien n’a été vendu hier, rien n’a été acheté hier. Mais le partenariat lui-même crée de la valeur, » a insisté, visiblement éberlué, Steve Ballmer.

Certes, la valeur ajoutée n’est pas remise en cause. Toutefois, le marché espérait effectivement du cash pour une entreprise que Microsoft était prête à racheter 47,5 milliards de dollars… En attendant, Yahoo! avait-elle vraiment le choix ?


Auteur : José Diz
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