QNX Hypervisor 2.0 sécurise les systèmes critiques automobiles

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Avec QNX Hypervisor 2.0, Blackberry assure l’isolation des systèmes critiques des véhicules des environnements non critiques sur un même chipset.

Depuis l’acquisition de QNX en 2010, Blackberry s’inscrit comme l’un des principaux fournisseurs de l’industrie automobile en matière de solution informatique embarquée. Un secteur que l’entreprise canadienne entend développer, notamment sous l’angle de la sécurité alors que les véhicules vont être toujours plus connectés au fil des prochaines années.

Dans ce cadre, Blackberry vient d’annoncer QNX Hypervisor 2.0. La dernière génération d’hyperviseur, qui s’appuie sur le système d’exploitation 64 bits embarqué QNX SDP 7.0, entend permettre aux développeurs d’isoler les environnements d’exécution en les installant dans des conteneurs. Cette séparation des systèmes critiques des environnements non critiques sur un même composant électronique vise évidemment à renforcer la sécurité du véhicule et ses passagers. Ainsi, l’attaque ou le crash du système d’informations-divertissement (infotainment) n’affectera pas les fonctions de sécurité critiques du reste du système tel que le contrôle de la vitesse, des freins, la jauge à essence, etc.

Qualcomm embarque Hypervisor 2.0

« Si les pirates peuvent accéder à une voiture par l’unité de commande électronique non critique, ils peuvent manipuler ou prendre en charge les zones critiques pour la sécurité, telles que le système de direction, les freins ou le moteur, explique John Wall, responsable de QNX. QNX Hypervisor 2.0 garantit une protection contre ces types d’attaques et constitue un élément clé de notre approche multi-niveaux pour sécuriser les véhicules autonomes et connectés. »

A condition que les fabricants de composants intègrent l’offre à leurs solutions. Qualcomm en a l’intention. Le fournisseur des Snapdragon intégrera Hypervisor 2.0 dans certaines de ses solutions de cockpit numérique qui contrôle à la fois les fonctions critiques et de loisir. En premier lieu sur le SoC 820Am dédié à l’industrie automobile aujourd’hui disponible pour test auprès des constructeurs. « La capacité d’exécuter simultanément des systèmes d’exploitation courants sur QNX Hypervisor depuis la plate-forme Snapdragon 820Am aidera les constructeurs automobiles à réduire la complexité et le coût du matériel dans leurs véhicules, tout en offrant les expériences réelles et riches des utilisateurs que les consommateurs exigent aujourd’hui », assure Nakul Duggal en charge des produits automobile chez Qualcomm Technologies.

Toyota préfère l’Open Source

La nouvelle plate-forme incitera-t-elle Toyota à redevenir client de Blackberry ? Le constructeur japonais a annoncé, fin mai, qu’il avait retenu le système Open Source AGL (Automotive Grade Linux) pour équiper sa prochaine Carmy attendue en 2018 sur le marché américain. La plate-forme AGL, notamment soutenue par Suzuki, Honda, Mazda, Nissan, Mitsubishi ou Mercedes-Benz, viendra remplacer QNX pour piloter le système de d’infotainment du futur véhicule. Un pied de nez aux acteurs du web que sont Google (Android Auto), Apple (CarPlay) ou Microsoft (Connected Vehicle) qui souhaitent prendre place dans l’industrie automobile aux côté de QNX qui revendique équiper 60 millions de véhicules aujourd’hui.


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