Bouygues Telecom se déleste encore de ses pylônes

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Bouygues Telecom revend 230 pylônes à l’opérateur d’infrastructure Cellnex. Pour mieux réinvestir dans le réseau.

Bouygues Telecom continue de se délester de ses pylônes. L’opérateur a annoncé, hier lundi 11 juillet, la vente de 230 supports d’antennes à la société Cellnex, un opérateur d’infrastructures télécoms européen. Une opération qui rapportera 80 millions d’euros à Bouygues Telecom. Dans un premier temps. L’accord prévoit en effet que le nombre de pylônes cédés à Cellnex pourraient être porté à 500.

C’est la troisième fois, que l’opérateur revend ses pylônes. D’abord à TDF à qui la filiale du géant du BTP loue 3000 sites. Puis à FPS (France Pylônes Services) pour plus de 2100 piliers aux allures de Tour Eiffel. Et, aujourd’hui à Cellnex. Ce qui ne signifie pas que Bouygues Telecom ne dispose plus de ces sites pour ériger ses antennes. La plupart du temps, la cession est assortie d’un contrat de location sur plusieurs décennies. C’est le cas pour Cellnex avec la signature d’un accord cadre d’hébergement et de service d’une durée de 20 ans.

Louer pour mieux réinvestir dans le réseau

Bouygues Telecom, qui exploite environ 15 000 points hauts en France (pylônes, toits terrasses, châteaux d’eau, clochers…) préfère donc louer ses points hauts. « Ce n’est pas un outil stratégique à nos yeux, nous confie Jean-Paul Arzel, directeur réseau de l’opérateur en marge de son événement Corse. Nous préférons louer dans de bonnes conditions des pylônes et valoriser notre patrimoine en réinvestissant le produit de la transaction dans notre réseau mobile et fixe. »

Avec un trafic 4G qui explose, notamment dans le sens montant, et l’adoption de la 3G qui se poursuit, « nous avons besoin d’investir et densifier le réseau pour donner de la capacité et assurer la performance ». Ce sera notamment l’objet avec le nouveau réseau 700 MHz désormais incontournable après l’attribution des licences fin 2015. Certes, les opérateurs ont le temps puisque, selon leurs obligations, ils devront avoir couvert 98% de la population en 2027. Mais 50% des zones prioritaires (18% de la population regroupée dans 63% du territoire) dès 2022. Et 60% des axes ferroviaires nationaux à cette date. Et, sur ce point, Bouygues Telecom a décidé de ne pas s’attarder. « Sur le 700 MHz, on fait de l’anticipation », précise Jean-Paul Arzel. De fait, l’opérateur a été le premier à allumer un site 700 MHz. « On a ouvert un site pour tester l’interaction avec les autres fréquences, confie le responsable réseau. Le 700 MHz entre dans une logique de capacité et d’agrégation des fréquences. » Et faire exploser les débits.


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