Avec le rachat d’Altasys, Econocom veut une place dans l’eldorado de la sécurité

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Après Clesys en mars dernier, Econocom met la main sur un autre spécialiste de la sécurité, Altasys. De quoi constituer un pôle cybersécurité au sein du groupe.

Econocom poursuit ses emplettes en prenant le contrôle d’Altasys, une société d’environ 50 personnes spécialisée dans la sécurité des systèmes d’information. Le groupe prend 90 % de la petite société française qui a réalisé 6,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014 (en progression de près de 25 %).

Gilles auffret
Gilles Auffret

Combiné au rachat de Clesys en mars dernier (une société de taille équivalente) et aux équipes internes, cette acquisition permet à la SSII de constituer un pôle cybersécurité – Econocom Cyber Security – fort de 130 ingénieurs et consultants, selon un communiqué de la société. C’est Gilles Auffret, l’actuel dirigeant d’Altasys, qui prend la tête de cette division. En juin, Econocom a également participé à la création de Digital Security, entité spécialisée dans la sécurité dont le groupe détient 55 % du capital. Cette structure héberge un CERT dédié à la sécurité des objets connectés.

Avalanche de rachats de grosses PME

Ces derniers mois, Econocom multiplie les rachats ciblés ou les prises de participation majoritaires afin de se renforcer dans les services à valeur ajoutée. Dans le courant de l’été, sa filiale Digital Dimension a pris le contrôle de Synertrade (13 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014), société spécialisée dans les logiciels de gestion des achats. En juin, le groupe est aussi devenu l’actionnaire majoritaire d’Alterway, société de services spécialisée en Open Source (11 millions d’euros de chiffre d’affaires), a racheté l’intégralité du nordiste Norcod (spécialiste des solutions autour des codes à barre, 12 millions de chiffres d’affaires), mis la main sur Nexica (un hébergeur espagnol, 8,6 millions d’euros CA) ou encore pris 70 % de Bizmatica (un acteur des services en Italie, 12 millions d’euros de CA). L’opération du jour se situe dans la continuité de ces rachats visant des entreprises de taille moyenne.

Pour financer ses investissements, la SSII compte sur sa trésorerie (81 millions mi-2015) et sur l’émission d’obligations, opération finalisée fin mai 2015. Le groupe prévoit de dépenser encore entre 150 et 200 millions d’euros en rachats d’ici à 2017, échéance de son plan Mutation. Ce dernier doit amener Econocom à 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pour un résultat opérationnel de 150 millions d’euros.

Selon les derniers classements de Pierre Audoin Consultants, Econocom était la 10ème SSII de l’Hexagone en 2014. La société est entrée dans le classement à la faveur du rachat de Steria par Sopra. Au premier semestre 2015, la SSII affiche une croissance organique de 13 % (pour un chiffre d’affaires de 1,12 milliard d’euros).

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