APC : de l’énergie à l’agencement des ‘data centers’

Réseaux

APC a réuni la presse au Danemark autour de son programme “Knowledge exchange” (partage du savoir) initié en 2004. L’occasion de faire le point sur sa stratégie de diversification, des onduleurs aux racks avec systèmes de refroidissement

Copenhague – Depuis 1998, le chiffre d’affaires d’APC est toujours resté au-dessus du milliard de dollars! La recette ? un élargissement constant de son offre et des services connexes originaux. APC n’est plus le fournisseur d’onduleurs pour serveurs bureautiques de jadis, qui progressivement est venu grignoter le marché des “UPS pro” de Merlin Gérin, par exemple. Son offre aujourd’hui va jusqu’à l’intégration réseau de racks innovants, avec systèmes de refroidissement, mais aussi jusqu’à des outils en ligne pour l’agencement ou la conception de centres informatiques plus rationnels. Il est ainsi possible de simuler l’aménagement d’un ‘data center’, avec des tests qui vérifient la bonne ventilation de la salle, la bonne alimentation en énergie, etc. Une fois son plan ainsi ‘maquetté’, le DSI peut le transférer sur une application d’administration InfrastruXure Manager. Le concepteur de ce portail d’agencement, Soeren Jensen, explique : “L’ensemble du catalogue d’APC est ainsi disponible. Le système permet de limiter les erreurs humaines (60% des problèmes rencontrés) et d’anticiper l’évolution des technologies. Cet outil permet également de réaliser des économies de temps (d’un mois à une journée) et, donc, d’argent.” En 2005, APC a atteint le chiffre record de 1,98 milliard de dollars. Cette année-là, APC a absorbé la société danoise Netbotz Security, spécialiste de la surveillance, ce qui explique la présence du groupe dans ce pays nordique. La durée de vie moyenne d’une base de données est d’une dizaine d’années. Mais dans le domaine de la gestion de bases de données, la pro-activité est une règle de base que l’on retrouve d’ailleurs dans la notion de redondance, très usitée par les DSI. Kevin Ricket, responsable des ventes de la zone EMEA, explique: “Aujourd’hui les bases de données se doivent d’être mobiles, virtuelles, et accessibles depuis n’importe quel endroit à partir d’un ordinateur portable. L’information y est traitée en temps réel et l’énergie nécessaire est de plus en plus importante.” Face à la demande croissante de ses clients pour des systèmes sécurisés à haute densité, APC a développé des systèmes de refroidissement de plus en plus performants. Il devrait prochainement proposer de nouvelles méthodes d’alimentation en énergie de ces grands consommateurs que sont les serveurs de bases de données. Le refroidissement (Cooling) “Le problème des serveurs de bases de données ; ce n’est plus l’énergie, mais le refroidissement” souligne Thom Brouillard, professeur ès-cooling d’APC. La firme attache donc une importance particulière au développement de systèmes de refroidissement (cooling). Une étude auprès de ses clients montre qu’en 2006 un des problèmes des DSI est, dans plus de 30 % des cas, celui de la chaleur excessive de l’architecture. Un souci récemment mis en lumière, puisqu’en 2005 les personnes interrogées considéraient que le problème de la puissance du système était aussi important que celui de la chaleur. Le marché du refroidissement est en plein boom: le Gartner Group dans une étude d’octobre 2005 annonçait que le marché du ‘cooling’ atteindrait un pic lorsque les serveurs ‘blades’ (lames) dépasseraient les 10% de part de marché. APC présente sa solution, l’InRow Cooling, qui repose sur un principe simple: des racks intégrant plusieurs ventilateurs au c?ur même des serveurs de base de données. Une unité disposant d’InRow ventile plus que les équipements eux-mêmes. APC préconise que la température ambiante soit contrôlée en permanence en certains points critiques. La firme propose une autre solution modulable dénommée Hot Aisle Containement System; c’est une salle de confinement, en fait. Elle vise les sociétés ayant des besoins de haute densité. Son installation peut être réalisée sans avoir à reconfigurer l’ensemble du système. Cette solution permet d’améliorer la capacité de refroidissement: étant scellée, elle empêche tout retour d’air chaud. Symbole de l’énergie verte, la Fuel Cell, ou pile à combustible, soigne son entrée Encore relativement confidentielle, l’existence de cette solution est pourtant réelle, même si les sceptiques prétendent que cette technologie sort d’un “Retour vers le futur 3”. Cette énergie, qui fait figure d’alternative aux bonnes vieilles batteries, permet une plus grande disponibilité. Spécialement conçue pour les systèmes InfraStruXure et les grands comptes, la PEM pour Proton Exhange Membrane devrait rapidement s’imposer. APC travaille également sur un système à base de méthanol, mais pour des entreprises de taille plus modeste. Ces nouvelles batteries utilisent de l’hydrogène et sont placées dans des modules de 10 kW qui s’intègrent dans les systèmes ISX. Ces modules peuvent être intégrés facilement.


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