Assises du Numérique : des thématiques bien classiques

Régulations

Administration électronique, très haut débit, culture… Eric Besson ouvre le débat, le 29 mai lors des « Assises du Numérique »

Ce sera une journée studieuse. Le 29 mai prochain, se tiendra à l’Université Dauphine la journée d’ouverture des “Assises du Numérique”, organisées sous la houlette d’Eric Besson, secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique. Objectif : lancer la concertation qui doit aboutir au plan sur le développement économique qu’Eric Besson doit présenter au Président de la République avant le 31 juillet prochain.

Les acteurs du secteur y sont notamment invités à débattre “des enjeux et du rôle des technologies de l’information et de la communication dans la croissance et pour la compétitivité française”, et d’échanger sur les politiques du gouvernement dans ce domaine. Le tout, avec une ouverture européenne, notamment marqué par le choix des intervenants.

Sept ateliers se succéderont, donc, dont le sujet sera introduit par le membre du gouvernement concerné, et dont les intervenants viennent du monde privé et public. Au programme : le très haut débit, la culture, la compétitivité, le web 3.0, l’international, l’administration électronique et le développement durable. Un choix de sujets qui ne comprend pas -sinon de manière transversale- celui de la fracture numérique, pourtant évoqué dans la lettre de mission d’Eric Besson.

Très haut débit en pole position

“Les enjeux du très haut débit” ouvriront les Assises. En présence de Luc Chatel, secrétaire d’état chargé de l’industrie et de la consommation, l’atelier impliquera des représentants de la Caisse des dépôts, du Minefi, le ministère de finances, de l’Arcep, l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes, d’Orange, l’opérateur, de la DIACT, la délégation interministériel à l’aménagement et à la compétitivité des territoires, d’Ericsson, l’équipementier, ainsi que d’un sénateur. Il sera présidé par Christian Paul, vice président de l’ARF, l’association des régions de France.

Les enjeux de la culture et du loisir numérique feront l’objet d’un deuxième atelier.

Christine Albanel, Ministre de la culture et de la communication, l’introduira. Puis, le débat se déroulera entre un représentant de la DDM, la direction du développement des médias du premier Ministre, de l’EICTA, European Information & Communications Technology Industry Association, qui représente des acteurs économique du secteur au niveau européen, de la Sacem, la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, de l’Armt, l’Autorité de régulation des mesures techniques, de la Sacd, la société des auteurs et compositeurs dramatiques, et d’alliance TICs, union professionnelle d’acteurs économiques du secteur.

De l’économique au développement durable

Un troisième atelier, dont Eric Besson assurera lui-même l’introduction, traitera des “tics comme levier de croissance et de compétitivité”. Interviendront un représentant de SFR, l’opérateur, de Netvibes, acteur du web 2.0 et symbole de réussite d’une start up, du Cigref, le club informatique des grandes entreprises françaises, de la cgpme, la confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises, du minefi, et d’Hewlett Packard France, fabriquant.

Suivront les enjeux du web 3.0, avec Valérie Pecresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui introduira le quatrième atelier. La DUI, délégation aux usages de l’internet, le groupe Casino, le Forum des droits sur l’internet, Intel, spécialiste de microprocesseurs, et une députée européenne seront présents.

“Les TIC, facteur d’ouverture de la Méditerranée sur l’International”, le cinquième thème retenu, sera introduit par Ahmed Chami, ministre de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies du Royaume du Maroc, et comptera la présence d’un représentant du programme “Knowledge for development”, de la Banque Mondiale, du Secrétaire d’Etat auprès du Ministre Tunisien des technologies de la communication, chargée de l’informatique, de l’internet et des logiciels libres, de l’IPEMed, Institut de Prospective Economique du Monde méditerranéen, du fonds Mondial de Solidarité Numérique, de Tunisiana, opérateur, et du Pnud, le Programme des Nations unies pour le développement

André Santini, secrétaire d’État chargé de la fonction publique, s’attaquera à “La modernisation administrative et les TIC : Administration électronique”

avec Microsoft, éditeur, le président de la commission TIC de l’AMF, l’association des maires de France,et celui de l’ADF, l’association des départements de France, le directeur général de la DGME, la direction générale de la modernisation de l’état, le syntec informatique, qui représente les SSII, l’April, l’association de promotion du logiciel libre, et un vice président du conseil général des Hauts-de-Seine.

Pour finir, l’atelier sur “Les TIC pour le développement durable” sera introduit par Jean Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable, et verra la participation de deux membres de son ministère, d’IBM, d’un conseiller de WWF, organisation mondiale de protection de l’environnement, et d’une députée européenne.


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