Avec vPlex (EMC), le stockage virtuel ne prend plus de distance…

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Et si l’entreprise fédérait les ressources de stockage géographiquement distantes en un seul espace virtuel ? Nouvelle  technologie, nouvelle proposition  d’EMC

Boston.- Dès l’ouverture de son événement EMC World 2010 dans la capitale du Massachussetts, l’équipementier a annoncé sa nouvelle offre vPlex, sous le signe incontournable du ‘cloud’ (d’autant que les nuages, en ce moment…). Insistant sur le concept de ‘cloudprivé (pourquoi ne pas parler aussi de ‘datacenter’ de nouvelle génération), les porte-paroles ont également évoqué le datacenter virtuel, qui correspond bien mieux à la réalité. En effet, il s’agit tout simplement de virtualiser toutes les ressources de stockage d’un datacenter ou de plusieurs datacenters distants, EMC ou non, afin de créer un espace de stockage global.

Dans la famille v-, je voudrais le stockage… virtuel

Placés entre les ressources de stockage et les serveurs, les produits vPlex se proposent de virtualiser le stockage d’un ou plusieurs ‘datacenters’. Ainsi, peu importe la localisation physique de l’information, le service ou l’application se contente de lire ou d’écrire des données.

Federation storage” (ou fédération du stockage), telle est la mission de cette appliance qui propose une vue des données indépendante des supports physiques. Certes, on peut trouver ce type de fonction chez des concurrents ou encore dans la gamme Symmetrix. Toutefois, vPlex apporte une dimension supplémentaire, car les ressources concernées peuvent être des baies EMC, mais aussi des baies d’autres constructeurs (IBM, Hitachi et bientôt HP et NetApp). Homogénéiser l’accès et la gestion d’un parc hétérogène mérite d’attirer quelque peu l’attention.

Outre la capacité de stocker et déplacer des données sans se préoccuper de l’hétérogénéité des baies, vPlex simplifie aussi le travail de gestion, de provisionnement et d’allocation via des outils intégrés. Une vision des volumes ou LUNs plus simple et cohérente, par exemple. Mieux encore, il devient évidemment possible de déployer du ‘mirroring‘ entre équipements hétérogènes. Plutôt plaisant… surtout dans un contexte où les projets de PRA (plans de reprise d’activité) et PCA (plans de continuité d’activité) se multiplient.

Du local au planétaire

Au cœur de ces appliances, la technologie AccessAnywhere d’EMC permet de partager ou d’accéder à une donnée unique (ou encore de la déporter) au sein d’un même datacenter, ou à distance. Le tout étant orchestré dans la boîte noire par le système d’exploitation des vPlex, baptisée EMC GeoSynchrony.

Les appliances vPlex sont annoncées en quatre versions. Disponibles dès à présent, vPlex Local opère sur des baies situées dans un même datacenter, tandis que vPlex Metro agit en mode distribué (avec deux équipements vPlex) entre des datacenters distants reliés en mode synchrone (Fibre channel, ce qui limite l’exercice à quelques dizaines de kilomètres -100 Km selon EMC). Annoncé pour 2011, vPlex Géo étendra ces possibilités à plusieurs milliers de kilomètres, mais en mode asynchrone. On devine alors que certaines limites devraient restreindre les fonctions de haute disponibilité (A voir…).

Enfin, plus loin encore, vPlex Global proposera la mobilité et l’accès aux données depuis tout endroit sur la planète (d’où le nom de la technologie AccessAnywhere) et à travers de multiples lieux et hébergeurs.

Coup double à tous les étages

L’armoire vPlex (H- 190 cm ou 75 pouces, L- 60 cm ou 24 pouces, P- 105,6 cm ou 41,6 pouces) peut contenir jusqu’à 4 moteurs vPlex, des alimentations redondantes et interchangeables à chaud, un serveur d’administration, et des modules partagés : d’entrées-sorties, d’administration, des switches Fibre channel, et des ventilateurs. Un tel équipement peut prendre en charge jusqu’à 8 000 volumes de stockage virtualisés. De quoi voir venir.

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En charge de la virtualisation des flux d’entrées-sorties, un moteur vPlex regroupe deux modules contrôleurs (vPlex directors). Ces derniers sont conçus autour de deux processeurs Xeon quadricœurs d’Intel et contiennent chacun 32 Go de mémoire et 30 Go de disque SSD (pour le stocker les images GeoSynchrony et les informations de diagnostic). Chaque contrôleur est doté de 8 ports Fibre channel à 8 Gbits/s.

Respectant le principe de redondance, chaque moteur vPlex dispose de deux modules de management (switch Ethernet, 2 RJ45, 2 micro-DB9) permettant d’administrer les éléments d’alimentation principaux et de secours. Enfin, deux alimentations complètent le tout, ainsi que quatre ventilateurs extractibles à chaud. Tout les détailles se trouvent sur cette page.

Signe du temps et de l’évolution des pratiques de vente, les modèles EMC vPlex Local et vPlex Metro sont disponibles sous forme de licence en fonction des capacités demandées, mais aussi sous forme d’abonnement selon l’usage (pay-as-you-go) en “mode private cloud” (Ils ont encore réussi à le recaser !!..).


Auteur : José Diz
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