Cloud Hybride, le renouveau du Cloud Public ?

Dans les années 2000, l’arrivée du cloud public a permis à des entreprises pour s’affranchir de leur infrastructure et se concentrer sur le moteur de leur compétitivité : les applications.

Certaines entreprises pour satisfaire le besoin d’agilité et d’innovation de leurs métiers ont initié la transformation de leurs applications dans un modèle “Cloud Natif”. Elles intègrent, entre autre, les concepts de “12 factors apps”, microservices, DevOps. Néanmoins, cette étape obligatoire pour pouvoir bénéficier de la flexibilité du cloud public, n’en reste pas moins coûteuse et complexe.

D’autres ont vu une opportunité de réduire leurs coûts d’infrastructure en investissant dans une usine de migration. L’objectif étant de transférer rapidement l’ensemble de leur parc applicatif, avec le minimum de transformation. Mais avec cette méthode, elles ont recréé une infrastructure traditionnelle sur le cloud public qui se révèle inadaptée du fait de l’explosion des coûts récurrents.

L’apport de valeur du cloud public dans les organisations a ainsi permis à l’ensemble des équipes métiers de bénéficier de services innovants, managés et flexibles. Mais peu d’entreprises ont réellement réussi à passer tout leur SI interne dans le cloud public pour des raisons techniques, de rapidité et de coûts et parfois tout simplement impossible.

Un cloud hybride au goût d’inachevé

Pour se lancer dans le cloud public, les entreprises se sont souvent appuyées sur des infrastructures hybrides, créées rapidement et de façon temporaire. Elles doivent aujourd’hui renforcer leur cloud hybride pour évoluer vers un modèle plus pérenne et intelligent pour poursuivre leur transformation.

La nouveau cloud hybride de l’entreprise permet en effet de faire cohabiter les nouveaux services avec les services historiques sans nécessiter d’importants changements d’infrastructure.
Par exemple, des modèles comme Container as a Service (CaaS) et Function as a Service (FaaS) se sont démocratisés avec le cloud public et sont difficilement reproductibles sur le cloud privé. Il devient alors courant de trouver des interfaces modernes, de type micro-services dans un cloud public, qui se connectent avec des moteurs de données historiques, hébergés dans les centres de données de l’entreprise.

Pérenniser son modèle de cloud hybride

Si certaines organisations font le choix de construire et gérer l’hybridation de leur SI en interne, les clouders s’adaptent pour amener leur offre de services dans les centres de données des entreprises.

Microsoft a été le premier à lancer sa solution Azure Stack, suivi par la plateforme hybride AWS Outpost et, plus récemment, par Google Anthos. Ces solutions clé en main, permettent de bénéficier d’un service géré par l’éditeur et d’une intégration poussée avec l’environnement public.

Dans l’environnement cloud privé, on retrouve des technologies open source, comme OpenStack et Kubernetes par exemple, ou celles d’acteurs reconnus comme VMware. Ces solutions permettent de créer une plateforme interne qu’il faudra interconnecter avec le ou les environnements publics choisis. Si ces solutions sont les plus connus des DSI permettent de rester agnostique face aux fournisseurs de cloud, elles nécessitent cependant de fortes compétences en interne pour les construire et les opérer.

Grâce à cette hybridation, les entreprises peuvent mieux définir les critères d’éligibilité pour migrer ou transformer leurs applications vers le cloud public.

Le cloud hybride devient donc la pierre angulaire de cette transformation, permettant de connecter les deux mondes et continuer les migrations. Les entreprises devront veiller à le pérenniser tout en continuant à le faire évoluer pour répondre aux futurs besoins de leur métier.