Fabrice Jonvel (Bluesafe) : en route vers le « social hotspot »

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Bluesafe Fabrice Jonvel

Fabrice Jonvel, cofondateur de Bluesafe, évoque avec nous « Les enjeux de la radio et des hotspots privés et publics », et en particulier le Bluesafe Guest Manager (BGM) et l’identification de l’individu qui se connecte via Facebook.

Créé il y a 10 ans, Bluesafe – dont le nom est la contraction de ‘Blue’ pour le Bluetooth et ‘Safe’ pour la sécurité – est aujourd’hui un expert du Wifi dans tous les usages de la mobilité et en particulier en frontal des nouveaux besoins de connectivité. Entretien avec Fabrice Jonvel, cofondateur de Bluesafe.

Silicon.fr : Le Wifi semble être devenu une commodité…

Fabrice Jonvel – L’usage domestique du Wifi, avec une liaison dédiée très peu partagée, est trompeur.

Dans l’entreprise, nous devons faire face à des déploiements massifs, de grande taille ou sur une multitude de petits sites. Les déploiements de solutions Wifi sont de plus en plus complexes, avec de grands enjeux technologiques, sur la radio et la sécurité. Nous devons couvrir des surfaces de 10.000 à 60.000 m², pour des entreprises qui veulent de la mobilité.

Dans un usage domestique, la mobilité est locale et ne nécessite pas de ‘rooming’. L’enjeu de la radio dans l’entreprise, c’est de permettre à utilisateur de se déplacer avec son terminal sans défaillance du réseau et avec une qualité de service. À nous de concevoir une couverture multicellules et de prendre en compte les terminaux et les équipements.

Les réseaux de l’entreprise ne suffisent pas ?

Sur les petits sites, nous rencontrons moins de difficultés sur la radio, moins de complexité sur les enjeux de répartition des réseaux, sans nécessiter de compétence locale, pour construire des réseaux Wifi fortement centralisés. En revanche, le service WLAN bureautique entraîne une grosse consommation de bande passante, tandis que la TOIP consomme certes peu de bande passante, mais exige un rooming sans faille.

Un hotspot privé, pour l’accueil des visiteurs extérieurs, demande sécurité, authentification et traçabilité des communications. Il change également l’aspect utilisation en s’ouvrant de plus en plus aux collaborateurs, par exemple lorsqu’il n’y a pas de réseau social sur le poste de l’entreprise suite à leur interdiction sur les réseaux locaux.

Cela nous impose de fournir de la connectivité sur le hotspot, afin d’inviter les salariés sur leurs propres équipements. Le phénomène du BYOD entraîne une évolution du WLAN avec une gestion dynamique de l’accès, via par exemple un compte LDAP si le hotspot doit cependant limiter l’accès à l’information.

Les usages du Wifi évoluent également…

En effet, les usages se diversifient : la monétique, les applications de traçabilité, la lecture de codes à barres, l’arrivée du streaming vidéo, la connexion bureautique…

Ils se diversifient principalement dans la grande distribution, dans les agences, etc., qui doivent faire face à une baisse de fréquentation des lieux de vente et du panier moyen. Et faire face aux nouveaux comportements de consommation. Les boutiques sont considérées comme un showroom, où l’on regarde sur le net. La concurrence de l’e-commerce rentre dans les murs.

Le Wifi peut-il être un vecteur de dynamisation de l’activité commerciale ? La question est ancienne, mais nous constatons des changements avec généralisation des smartphones. Le client doit trouver un Wifi qui draine une valeur ajoutée, très faible jusqu’à présent dans la relation client/vendeur, avec pour l’entreprise la contrainte de la traçabilité et des coûts supplémentaires.

La solution n’est-elle pas dans le hotspot public ?

Le hotspot public est resté lettre morte, avec une qualité faible. En d’autres lieux on rend le hotspot payant, mais le taux de conversion est extrêmement faible. Il n’a pas encore trouvé son modèle économique, qui devrait être d’apporter de la valeur ajoutée au client et à l’enseigne.

À suivre en page 2 : de nouvelles solutions pour le hotspot


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