Cloud : AWS avance avec Devoteam face au coronavirus

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AWS s’appuie sur Devoteam pour développer son activité sur le marché français avec un focus edge computing.

La pandémie de coronavirus est-elle une occasion de réviser les architectures informatiques ? AWS reconnaît recevoir beaucoup de demandes de la part de clients et de partenaires pour mener des études dans ce sens.

Mais un autre sujet suscite beaucoup d’intérêt dans le contexte actuel : les offres de formation.

« Nos clients avaient l’habitude de faire du présentielon va voir comment  ils pourront s’adapter » explique Domenico Di Cicco, président de D2SI. 

Cette filiale de Devoteam compte un peu plus de 200 collaborateurs et réalise environ 20 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les technologies AWS représentent l’essentiel de son activité. Son implantation en France s’en ressent : elle est calquée sur le développement des sites et des agences du groupe américain.

AWS et Devoteam Revolve en France
L’implantation de D2SI (à gauche) et celle d’AWS.

Pour croître en Europe, D2SI a décidé d’adopter la marque de sa maison mère. Il faudra désormais dire « Devoteam Revolve ».

L’un des principaux objectifs pour 2020 consiste à monter un centre d’expertise cloud en mode « service managé ». Il s’agira aussi d’accentuer la capacité à accompagner les projets de migration, part importante des sollicitations reçues l’an dernier.

D2SI sollicitations

Un quart des effectifs, seuil critique ?

Les demandes en matière de transformation organisationnelle sont un autre élément appelé à monter en puissance. « C’était quelque chose qui était un peu mis de côté au début, car les clients avaient besoin de monter en expertise sur les technologies », explique Domenico Di Cicco.

Eu égard à la « révolution culturelle cloud », le dirigeant fait référence à une étude de l’université de Pennsylvanie. Celle-ci estime qu’un changement d’une telle d’importance est à même de s’enclencher à partir du moment où 25 % d’une population l’a adopté.

Devoteam Revolve  a mis cette approche en pratique chez Engie IT, centre de services informatiques du groupe énergétique. L’acculturation des collaborateurs (370 participants sur un effectif d’environ 500 personnes) a impliqué l’alliance de sessions plénières et de mise en pratique (« learning by doing »).

ekWateur et Veolia sont deux autres références d’AWS dans le secteur de l’énergie.

« Plus de 80 % du CAC 40 et 75 % du Next 40 utilisent nos services », se réjouit Julien Groues.
L’intéressé, à la tête d’AWS en France depuis fin 2018, n’en dit pas plus sur la nature de ces contrats. Il revient plus volontiers sur le cas de quelques entreprises qui auraient dû s’exprimer lors de l’AWS Summit Paris, prévu le 17 mars, mais annulé face à la crise sanitaire.

Engie devait être de la partie, entre autres pour présenter un data lake et un projet de migration SAP. TF1 devait notamment revenir sur la migration de ses services de replay. Idem pour M6, avec une dose de conteneurisation.

AWS clients en France

Edge computing : silence, ça pousse

Depuis fin 2017, le cloud AWS comprend des infrastructures localisées en France. Cette région nommée « Europe (Paris) » comporte trois zones de disponibilité. On peut y connecter, depuis peu, l’offre Outposts, fer de lance d’AWS pour 2020 sur l’edge computing.

L’infrastructure matérielle sur laquelle repose l’offre est identique à celle des datacenters AWS. Sauf que les clients l’installent dans leurs propres sites.

AWS assure la gestion de l’ensemble, qui permet d’utiliser une partie des services de son cloud. En l’occurrence, pour le moment :

  • les serveurs virtualisés (EC2) et leurs équivalents en conteneurs (ECS, EKS)
  • la plate-forme big data EMR
  • la base de données managée RDS (en préversion)

Prochain sur la liste : une version spécifique du service de stockage objet S3 – qui vient de souffler sa 14e bougie.

Tout site Outposts peut comuniquer avec le réseau local, sans passer par le cloud.
Cette capacité de traitement local, Philips Healthcare en fait un argument auprès des hôpitaux qu’il fournit. Volkswagen a plutôt considéré la faible latence d’Outposts pour en équiper 120 de ses usines.

AWS Outposts réseau

« On commence à voir également des clients qui souhaitent que les traitements soient faits géographiquement à un endroit précis », déclare Stephan Hadinger, responsable de la technologie AWS en France. Et de donner l’exemple de la principauté de Monaco, qui a annoncé lancer son offre cloud basée sur une infrastructure Outposts hébergée sur le Rocher.

Une vingtaine de configurations sont accessibles en EMEA, à l’achat ou sur abonnement (éventuellement avec acompte partiel).

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