Covid-19 : le Cigref appelle à réduire la charge de patchs logiciels

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Le Cigref invite éditeurs logiciels et fournisseurs cloud à minimiser les correctifs face aux difficultés des équipes IT en télétravail.

Poussées à télétravailler, les équipes IT ont du mal à assurer la gestion des patchs.

Le Cigref en est arrivé à ce constat au gré des témoignages de ses membres.

Avec deux autres associations européennes d’utilisateurs de services numériques*, il lance un appel aux éditeurs logiciels et aux fournisseurs cloud.

Ces derniers sont invités à prendre plusieurs mesures relatives à leurs correctifs :

  • en réduire la taille ;
  • les limiter à l’essentiel, à savoir les mises à jour de sécurité ;
  • suspendre, au contraire, les améliorations fonctionnelles non essentielles ;
  • déveloper un système de gestion à même les postes de travail des employés ;

Fais comme Microsoft ?

Le Cigref et ses homologues soulignent que Microsoft a pris une initiative dans ce sens.

Le groupe américain a effectivement décidé de mettre « en pause », à partir de mai, les updates non liés à la sécurité.

La démarche concerne toutes les versions de Windows encore prises en charge (à partir, donc, de Windows 10 1909 côté client et de Windows Server 2008 SP2 côté serveur). Elle englobe les patchs répertoriés C et D, publiés à fréquence mensuelle, généralement en deuxième quinzaine. Rien ne charge pour les updates B, diffusés à l’occasion du Patch Tuesday.

Google a pris une décision similaire pour Chrome et Chrome OS.
Les travaux ne se sont pas arrêtés, mais la priorité est donnée à la fiabilité et à la sécurité.
Par extension, le développement de Chromium a subi le même sort. Et avec lui, les offres basées sur ce navigateur libre. C’est le cas d’Edge.

* Beltug en Belgique et CIO Platform Nederland aux Pays-Bas

Photo d’illustration © kallhh via Pixabay

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