Facebook simule les réseaux mobiles de la 2G à la 4G pour tester les apps

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Facebook a développé ATC, un outil de simulation des réseaux mobiles pour vérifier le comportement des applications mobiles sur les infrastructures sans fil les moins performantes.

Si Facebook revendique 1,32 milliard d’utilisateurs actifs (au 30 juin 2014), le réseau social sait que son potentiel de développement se trouve dans la mobilité. Plus d’1 milliard d’utilisateurs actifs consultent la plate-forme depuis leur smartphone ou tablette. Surtout, le réseau social élargit désormais sa base installée dans les régions en développement, là où la qualité des réseaux sans fil n’est pas toujours optimale et performante (à l’image de certaines zones grises des territoires développés).

« Pour un large pourcentage de personnes dans le monde, accéder à Facebook nécessite de se connecter à un réseau sans fil plus lent et moins fiable (que celui sur lequel s’appuie les développeurs de Palo Alto, NDLR) », constatent les ingénieurs Manu Chantra et John Morrow dans un billet de blog. En conséquence, Facebook doit s’assurer que son service sera toujours performant et stable quel que soit la qualité du réseau mobile utilisé. C’est pourquoi l’éditeur a mis au point un outil permettant, depuis un réseau Wifi, de simuler les conditions d’un réseau mobile afin de tester les applications développées avant leur mise sur le marché.

Vérifier le comportement des applications

Dénommé Augmented Traffic Control (ATC), l’outil permet de simuler les protocoles de communication de réseaux 2G, 2,5G (Edge), 3G et 4G (LTE) en paramétrant les débits des bandes passantes disponibles, la latence, la perte de paquets, leur corruption et leur réorganisation. « Nous avons simulé les connexions des réseaux les plus fréquents dans des pays comme le Brésil, l’Inde, l’Indonésie, le Kenya, le Niger et les Philippines », soulignent les deux contributeurs. ATC s’inscrit comme un jeu d’applications qui inter-opèrent autour du daemon ATCD et de l’interface Thrift fournie avec. L’API django-atc-api est également livrée pour faciliter le développement d’applications web qui interagissent avec ATCD en s’appuyant sur l’architecture REST (representational state transfer) pour les usages Web.

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ATC permettra notamment de vérifier comment une application, performante quand elle est utilisée depuis un réseau sans fil efficace, se comporte quand elle s’emploie depuis une infrastructure mobile moins développée. Les ingénieurs pourront ainsi estimer le temps que nécessite le téléchargement d’un fichier, par exemple, selon les paramètres en place d’un réseau et, potentiellement, l’optimiser en conséquence.

Un outil Open Source

ATC permet notamment aux ingénieurs de perfectionner Facebook Messenger, l’application de messagerie instantanée que l’entreprise de Mark Zuckerberg a lancé en 2011, désormais obligatoire sur les mobiles, et qui pourrait devenir une plate-forme de plusieurs services avec l’ouverture aux développeurs tiers. Initialement destiné aux développeurs maison, ATC à été développé avec des outils Open Source. C’est en toute logique que l’entreprise de Palo Alto annonce aujourd’hui reverser les spécifications de son simulateur à la communauté (à travers la publication du projet sur GitHub). « Nous souhaitons donner à la communauté Open Source la même chance d’améliorer nos idées et d’innover avec les siennes propres », justifient les porte-paroles de Facebook. Une initiative qui aidera nombre de développeurs d’applications mobiles au-delà de l’offre proposée par la plate-forme sociale.


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Crédit photo : Maglara / Shutterstock.com

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