Forum de l’électronique et Salon Opto : une autre convergence

Cloud

Porte de Versailles, à Paris, 4 salons simultanés ont traduit
une convergence entre composants, production (Forum de l’Electronique),
instrumentation (Mesurexpo), solutions optiques (Opto) et équipements et
visualisation (Vision-show). Quelles tendances?

L’organisateur, Exposium, a eu la bonne idée de regrouper des salons technologiques en un même lieu. L’idée de convergence entre le monde de l’optique et le monde de l’électronique n’en est que plus manifeste. L’éternel dilemme entre performances, précision, poids, et faible consommation d’énergie est en effet commun à ces industries. Parmi les nouveautés présentées, on retiendra les solutions d’imagerie professionnelle utilisées en sécurité, dans le médical, les transports intelligents. Cela est possible en particulier grâce aux performances accrues des caméras et grâce à leur intégration dans des systèmes électroniques complexes , comme chez IMASYS, qui présente une nouvelle gamme de caméras au standard Gigabit Ethernet-Vision. Chez IMAGINE OPTIC, un nouveau module améliore les performances du contrôle de distance véhicule à véhicule. VARIOPTIC, société lyonnaise leader de la lentille liquide (déjà utilisée dans de nombreux téléphones portables) présente le premier camera module 2 mégapixels, dans lequel le contrôle de focus (de 6 cm à l’infini) est réalisé de façon entièrement électronique (sans mouvement de pièce mécanique)?. Le logiciel autofocus est implanté sur le SOC (system-on-chip) du capteur. L’IRCAD montre les derniers progrès en matière de réalité virtuelle, et leur utilisation dans les opérations chirurgicales (permettant une meilleure localisation des organes et une précision accrue des interventions), et TELMA INDUSTRIE (société alsacienne) les derniers progrès en matière de capteurs 3D de tout ou partie du corps humain : le système est utilisé en en particulier pour l’habillement (fiabilité et rapidité des prises de cotes, pour la préparation et la gestion de stocks d’uniformes par exemple).

100.000 emplois nouveaux dans l’électronique: possible ? Le salon est également l’occasion pour la profession de faire le point sur son marché et son activité. Le thème des assises de cette année est « 100.000 emplois nouveaux dans l’électronique, c’est possible ! ».On y a vu défiler les responsables de grandes ou petites entreprises, porteurs d’une trentaine de propositions pour redonner aux entreprises l’enthousiasme et l’envie d’embaucher en France.Parmi ces propositions : plus de confiance dans l’innovation, rendre les robots sympathiques (comme au Japon, où ils sont culturellement admis comme tels), grâce à des actions de communication relever les seuils sociaux (les fameuses « barre des 10 employés » et « barre des 50 employés » qui par les contraintes qu’elles imposent brident l’embauche, développer des initiatives de mobilité professionnelle, prendre exemple sur les pays ayant une politique plus volontaristes que le notre pour leurs industries « high-tech » (Pays nordiques, Japon, Israël, Corée du Sud), préférer le « nearshore », y compris en R&D, aux délocalisations mondiales, impliquer les PME dans des partenariats trop souvent phagocytés par les grands groupes, améliorer l’attractivité de la profession, qui souffre d’un « déficit d’image » auprès des jeunes et auprès des femmes?Parmi les 49 orateurs de ces assises, il n’y avait en effet aucune femme? Il serait temps que l’électronique ne soit plus « une affaire de mecs », comme le faisait remarquer non sans humour un des intervenants, responsable de l’UIMM?

Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur