Fuchsia : Google s’interroge sur la succession d’Android et de Chrome OS

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Google s’active sur Fuchsia, le successeur pressenti d’Android, même si aucune feuille de route n’a été officiellement validée par Sundar Pichai.

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En août 2016, on apprenait que Google développait un nouvel OS, nom de code « Fuchsia » destiné à une vaste palette d’appareils, allant des enceintes connectées aux laptops, en passant par les smartphones et les tablettes.

100 personnes pour son développement

Google s’activerait sur son développement grâce à une équipe composée de 100 personnes, dont certains vétérans du groupe.

Leur objectif est de finaliser cet OS qui est censé remplacer Android et Chrome OS, indique Bloomberg.

La première étape consisterait à déployer Fuchsia d’ici trois ans sur tous les appareils domestiques connectés, tels que les enceintes connectées avec assistant personnel.

Ensuite, une seconde étape verrait Fuchsia déployé sur des laptops. Puis, arrivé à maturité, il remplacerait Android, l’OS qui tourne sur plus des trois quarts des smartphones au monde d’ici 5 ans.

Un simple « projet expérimental » pour Google

Un objectif ambitieux mais aussi risqué, tant et si bien que Sundar Pichai, le P-DG de Google, et Hiroshi Lockheimer, responsable d’Android et de Chrome, n’ont pas signé la feuille de route.

La firme de Mountain View se contentant de préciser que Fuchsia est simplement « l’un de ses nombreux projets expérimentaux open-source ».

Il a pourtant tout d’un grand

Pourtant, Fuchsia a de quoi séduire sur le papier. Non basé sur Linux, contrairement à Chrome OS et à Android, l’OS ne dispose pas d’un noyau (kernel) mais de deux, avec Magenta d’une part et LK (Little Kernel) d’autre part.

C’est cela qui lui permettrait de fonctionner sur un très large éventail d’appareils, allant du PC de bureau au simple appareil de type IoT (Internet des Objets). Ce dernier segment avait déjà été exploré par Google avec l’OS dédié Brillo.

LK est un noyau « conçu pour des petits systèmes typiquement utilisé dans des applications embarquées ». Il s’agit d’une alternative à des systèmes légers tels que ThreadX ou encore FreeRTOS. Magenta est, lui, destiné à des smartphones modernes ou des ordinateurs pourvus de processeurs rapides et de grandes quantités de mémoire vive.

Pour le volet graphique, Fuchsia s’appuie sur le moteur graphique Escher (du nom de l’artiste néerlandais Maurits Cornelis Escher connu pour ses oeuvres de constructions impossibles) qui exploite les interfaces de programmation OpenGL et Vulkan.

Conçu dès le départ pour être proposé en open source, Fuchsia est destiné à la fois à des architectures x86 et arch64 (l’architecture 64 bits d’ARM).

L’OS permettrait de résoudre les problématiques de fragmentation propre à Android, de sécurité et de performances avec une adoption plus systématiques des mises à jours, à l’instar d’iOS du côté d’Apple.

S’agissant d’un projet open source, une version de Fuchsia est de surcroît disponible sur GitHub.

Mais, pour l’heure, aussi tangible qu’il puisse être, il n’en est encore qu’au stade de l’expérimentation, comme l’a indiqué Google.

Reste à voir s’il aura le même destin que Singularity. Microsoft avait en effet développé de 2003 à 2010 un système d’exploitation complètement indépendant de Windows qui n’a finalement pas abouti.

(Crédit photo : @Wikipédia)

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