Fuchsia : le nouvel OS de Google prend du relief

OSPoste de travail

Le système d’exploitation Fuchsia de Google sort de l’ombre, puisqu’il serait testé par Huawei sur son smartphone Honor Play.

Les informations concernant le nouvel OS Fuchsia de Google circulent depuis 2016, période à laquelle le projet open source a été déversé sur GitHub.

Huawei à l’honneur

Elles prennent désormais plus de relief puisque Huawei le teste sur son terminal mobile Honor Play, si l’on se fie au site de Fuchsia rapport.

Les informations mentionnent un smartphone équipé du SoC (System on Chip) Kirin 970 signé HiSilicon. Et il est également stipulé que la plate-forme principale du système d’exploitation, alias «Zircon», a été testée sur le Honor Play.

Pressenti comme le successeur d’Android et de Chrome OS, ce nouvel OS de Google baptisé Fuchsia devrait être destiné à une vaste palette d’appareils, allant des enceintes connectées aux laptops, en passant par les smartphones et les tablettes.

Mais, jusqu’à présent, La firme de Mountain View s’est contenté de préciser que Fuchsia était simplement « l’un de ses nombreux projets expérimentaux open-source ».

Il a tout d’un grand

Pourtant, Fuchsia a de quoi séduire sur le papier. Non basé sur Linux, contrairement à Chrome OS et à Android, l’OS ne dispose pas d’un noyau (kernel) mais de deux, avec Magenta d’une part et LK (Little Kernel) d’autre part.

C’est cela même qui lui permettrait de fonctionner sur un très large éventail d’appareils, allant du PC de bureau au simple appareil de type IoT (Internet des Objets). Ce dernier segment avait déjà été exploré par Google avec l’OS dédié Brillo.

LK est un noyau « conçu pour des petits systèmes typiquement utilisé dans des applications embarquées ». Il s’agit d’une alternative à des systèmes légers tels que ThreadX ou encore FreeRTOS. Magenta est, lui, destiné à des smartphones modernes ou des ordinateurs pourvus de processeurs rapides et de grandes quantités de mémoire vive.

Pour le volet graphique, Fuchsia s’appuie sur le moteur graphique Escher (du nom de l’artiste néerlandais Maurits Cornelis Escher connu pour ses oeuvres de constructions impossibles) qui exploite les interfaces de programmation OpenGL et Vulkan.

De surcroît, conçu dès le départ pour être proposé en open source, Fuchsia est destiné à la fois à des architectures x86 et arch64 (l’architecture 64 bits d’ARM).

Reste tout de même à voir s’il aura le même destin que Singularity. Microsoft avait en effet développé de 2003 à 2010 un système d’exploitation complètement indépendant de Windows qui n’a finalement pas abouti.

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