Fujitsu se recentre et annonce ses systèmes Intel Xeon

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Exit Siemens. Depuis le 1er avril, nouvelle organisation, nouvelle stratégie et nouveaux serveurs Primergy et stations de travail Celsius

Fujitsu vit désormais sa destinée en solitaire, ayant divorcé de Siemens, comme prévu de longue date.

En France, le groupe japonais compte environ 750 personnes, dont 650 dans des activités services & maintenance en informatique (Fujitsu Services) et, après restructuration, une centaine dans l’activité Fujitsu Technologies Solutions, regroupant serveurs et postes de travail (PC portables, PC desktop et stations de travail).

La France est dirigée par Olivier Spreafico, qui rapporte à la région ‘Continental Europe’ et Inde, dirigée par Kai Flore.

Suite à la réorganisation effective depuis le 1er avril, la R&D et la fabrication des serveurs X86 et des systèmes de stockage est maintenue en Allemagne. De même, l’Allemagne conserve une partie de la fabrication des PC (usine de Duisburg). En revanche, la R&D et la fabrication des serveurs Itanium et grands systèmes sont concentrées au Japon, là où sont également conçus et développés les postes de travail.

Le groupe prévoit de fabriquer et de distribuer 500.000 serveurs en 2010, soit une part de marché de 7% dans le monde, contre 4% actuellement (avec 270.000 unités).

Le groupe qui a réalisé 60% de ses 54 milliards de dollars de chiffre d’affaires au Japon, veut accroître sa présence à l’international et y réaliser 60% de son chiffre d’affaires dans les 2 à 3 ans (contre 40%, donc, actuellement).

Trois orientations clés ont été édictées : l’innovation, la globalisation et l’environnement.

Sa stratégie consiste à se recentrer sur l’informatique (les télécoms, les scanners occupant encore une certaines place). Le groupe mise sur des ventes de matériels et de solutions à valeur ajoutée, “et non pas sur des ventes en volume à prix cassés“, comme nous l’a résumé un dirigeant de Fujitsu France. Depuis quelques mois des accords avec des partenaires à fortes compétences comme Techdata concrétisent cette orientation, afin de constituer un réseau de VAR certifiés. Sur cette liste figurent déjà MIBS, Cheops…

Rappelons que Fujitsu fabrique toujours des grands systèmes (ou mainframes) compatibles IBM. Le groupe développe toujours une ligne de serveurs haut de gamme sur processeur Itanium. Et il dispose également de serveurs à base de processeurs Sparc 64, codéveloppés avec Sun Microsystems. Enfin, il commercialise des systèmes à base d’ultraSparc T2 de Sun.

Les annonces liées à Intel Xeon

Comme ses concurrents (IBM, HP, Dell…), Fujitsu annonce de nouvelles machines tirant parti des processeurs Xeon d’Intel:

– Gamme de serveurs bi-processeur Primergy S5, conçus autour du processeur Intel Xeon 5500: cinq nouveaux modèles, dont deux en format rack (RX200 S5 et RX300 S5, en rack 1U et 2U, respectivement), deux ‘tours (TX 300 S5 et, pour juin, TX 200 S5. En juin s’ajoutera également un serveur “lame” (ou ‘blade‘) BX 620 S5. Les prix s’échelonnent entre 1.300 et 2.590 euros.

Ces serveurs disposent des interfaces-bus PCI Express 2 (PCIe Generation 2), de disques SAS 2.0 d’une vitesse de 6 Gbps/s (de fabrication Fujitsu) et de disques ‘flash’ ou SSD (solid state drive, également de fabrication Fujitsu) de 120 Go, disponibles sur les versions de base.

Le constructeur introduit un dispositif de refroidissement optimisé “Cool-safe“, qui réduit la consommation d’énergie, et qui s’ajoute à un outil d’administration ServerView Power Management.

Trois stations de travail Celsius: M470 (mono-processeur), R570 et R670 (bi-processeur), équipées de processeurs Intel Xeon 5500 mais également 3500.

Elles acceptent deux cartes graphiques et, selon les modèles, une mémoire de 24, 48 ou 96 Go. Prix: de 1.150 à 1.877 euros HT.


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