G.fast, le gigabit sur paire de cuivre, approuvé par l’ITU

Réseaux

G.fast, la technologie qui permet de transformer une ligne téléphonique en fibre optique sur quelques dizaines de mètres reçoit le feu vert de l’Union internationales des télécoms.

Le déploiement du très haut débit fixe va probablement s’accélérer dans les prochaines années. Après près de 4 ans de travaux, l’Union internationale des télécoms (ITU) a validé, la semaine dernière, la technologie G.fast. Plus précisément, l’organisme chargé de définir les standards des technologies de radiocommunication a approuvé la recommandation ITU-T G.9701 portant sur les « spécifications des couches physiques pour l’accès rapide aux terminaux d’abonnés » (FAST). Une version enrichie de la précédente recommandation ITU-T G.9700 d’avril dernier et qui venait confirmer l’absence de risques d’interférences avec les services broadcast comme la radio FM.

Technologie de vectorisation du signal, le G.fast permet de porter jusqu’à 1 Gbit/s la capacité de bande passante des réseaux cuivre qui équipent les lignes téléphoniques. Mais sur une distance limitée à moins de 100 mètres entre la box de l’abonné et le boîtier de l’opérateur en amont du réseau. La capacité tombe à 150 Mbit/s à 250 mètres. Des distances limitées mais suffisantes pour apporter rapidement le très haut débit dans les quartiers pourvus d’une infrastructure optique de rue, voire de raccorder les logements aux lignes FTTH qui arrivent sur les paliers sans avoir à réaliser des travaux d’installation de la fibre dans les appartements.

Un déploiement à coût zéro

De plus, similaire à une distribution de type xDSL via un simple boitier dédié, le G.fast pourra être directement installé par les abonnés résidentiels ramenant à près de zéro le coût de déploiement de l’offre. Autant de points susceptibles d’accélérer l’adoption de la technologie. « Le délai qui sépare l’approbation de G.fast à sa mise en œuvre s’apprête à être le plus court de toutes les technologies d’accès jusqu’à ce jour, a commenté le Dr Hamadoun I. Touré, secrétaire général de l’ITU. Plusieurs fournisseurs ont commencé à expédier des composants G.fast, tandis que les essais en laboratoire et de terrain des opérateurs sont en bonne voie. »

Le G.fast servira essentiellement les besoins des particuliers pour recevoir les futurs programmes TV haute définition en 4K ou 8K par Internet. Mais la technologie intéressera également les entreprises de taille moyennes pour élargir leurs capacités d’échange réseau. De même, elle devrait intéresser les opérateurs pour améliorer le transport des données entre les small cell et les macro cell (ou le cœur de réseau) ou les hotspot Wifi à des coûts moins élevés qu’en fibre optique.

Avant fin 2015

Il reste néanmoins à mener une série de tests autour de l’interopérabilité, les fonctions et les performances, avant de voir les premières solutions commerciales apparaître sur le marché. Tests que le Broadband Forum s’entend à mettre au point aux côtés d’un programme de certification à travers le projet d’architecture FTTdp (fibre to the distribution point). Les premières solutions commerciales sont attendues pour avant fin 2015, selon l’ITU.


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