Google/LG Nexus 4 : un smartphone définitivement attractif

Poste de travail

Conçu par Google et construit par LG, le Nexus 4 est assurément une réussite. Même si l’appareil date de fin 2012, la qualité de sa finition, son intégration système sans faute et son prix attractif en font un des meilleurs appareils haut de gamme du moment. Il ne lui manque que la 4G.

Nous avons récemment eu l’occasion de disposer du Nexus 4, conçu par Google et fabriqué par LG. Un smartphone haut de gamme aussi agréable à utiliser que son design est réussi.

Un Nexus qui ne déroge pas à la règle

Rappelons que les Google Nexus se distinguent du reste des terminaux Android par l’absence de surcouche. Et, personnellement, nous ne nous en plaignons pas.

Applications et services de base Google (Gmail, Agenda, Maps, contacts, YouTube…) sont évidemment là et les widgets proposés répondent largement aux besoins de base. Si nécessaire, on les enrichira en piochant parmi les quelque 700.000 titres du store Google Play.

La gamme Nexus s’illustre aussi par des détails comme l’accès à l’activation du Wifi, Bluetooth, mode avion, etc., depuis le volet de notification. Pratique pour activer une fonction de base sans avoir à plonger dans les arcanes des paramètres ou afficher un des bureaux disposant du widget de contrôle idoine. Appréciable.

Dans le cas du Nexus 4, les paramètres s’affichent en blanc/grisé sur fond noir. C’est très beau, très réussi et reposant pour les yeux. De plus, le volet affiche le début des contenus des courriels reçus. Utile et pratique à l’usage.

Le Nexus 4 nous a ainsi donné l’occasion de découvrir Jelly Bean 4.2. La dernière version d’Android, à ce jour, s’illustre notamment par l’introduction d’une fonction de prise de vue à 360°. Très simple à utiliser, bien que forcément sensible aux variations de lumière et sujets en mouvement, elle permet de réaliser des clichés grands formats. Le mode panoramique à 180° est également intéressant.

Des petits défauts

L’interface ne change guère par rapport à Jelly Bean 4.1. On y retrouve les trois touches (ici tactiles) de navigation (accueil, retour et applications en cours) et la capacité de regrouper les applications dans des dossiers. Ce qui pourra se révéler utile pour augmenter virtuellement le nombre d’applications installées sur les cinq bureaux disponibles, pas plus, du terminal avec l’accueil par défaut en écran central. À noter que le basculement de l’un à l’autre s’effectue de droite à gauche et inversement, mais pas de manière circulaire.

Construit autour d’un quadricœur Qualcomm Snapdragon S4 Pro à 1,5 GHz et un GPU Andreno 320, l’appareil n’a montré aucun signe de fatigue au cours de notre utilisation quotidienne, quelle que soit l’application utilisée. Son autonomie nous a agréablement surpris. Elle dépasse largement la journée en usage normal (Wifi activé, de l’e-mail, du web, de la capture photo, peu de lecture vidéo il est vrai, quelques appels…) et près de 4 jours en usage (très) modéré (et Wifi désactivé).

L’appareil n’est pas cependant pas exempt de (petits) défauts. Il est d’abord monobloc. Impossible d’y adjoindre de la mémoire de stockage par micro SD. Ce qui pourrait se montrer problématique face aux 8 ou 16 Go proposés selon les modèles. Mais il est vrai qu’à l’heure du cloud (notamment proposé avec le stockage de photos sur Google+, de documents sur Drive, etc.), il n’est peut-être pas opportun, aujourd’hui, de stocker ses données localement.

Pas de 4G

Signalons que, malgré son caractère haut de gamme, le Nexus 4 ne supporte pas le LTE, donc la 4G. Il faudra se contenter du HSPA+ à 42 Mbit/s. Dommage.

Une bizarrerie au passage : le voyant de notification, une lumière blanche qui monte en intensité et disparaît de même, n’apparaît que toutes les 10 secondes. C’est très classe, mais la fréquence choisie risque de faire rater quelques arrivées d’e-mail (et autres messages) si on ne garde pas les yeux rivés sur l’appareil. Et elle n’est visiblement pas paramétrable. La loupiote bleue des notifications Facebook adopte, pour sa part, une fréquence plus élevée.

Enfin, Android 4.2 propose le clavier swype où la saisie des caractères s’effectue en glissant d’une lettre à l’autre sur le clavier numérique. Une fonction que nous n’avons pas trouvée si pragmatique qu’elle s’en donne l’allure. Probablement une question d’ habitude… On aurait également préféré un capteur situé au milieu supérieur de la coque arrière de l’appareil. Il est à gauche. Gare aux doigts qui dépassent.

Conclusion

D’une manière générale, le Nexus 4 a répondu à toutes nos exigences (pas nécessairement très élevées il est vrai). Le terminal possède un design vraiment réussi et l’intégration du système et des applications est remarquable, jusqu’au paramétrage d’un compte Exchange, simple et efficace.

En d’autres termes, si vous cherchez un smartphone fiable, efficace, beau et sans fioritures d’interface ni d’applications à foison à l’utilité discutable, le Nexus 4 est fait pour vous. D’autant que son prix en fait une véritable affaire : 299 euros TTC la version 8 Go. À 349 euros, la version 16 Go offre un rapport qualité-prix très intéressant.

Bonne nouvelle, à l’heure où nous écrivons ces lignes, le Nexus 4 est, après une longue période de rupture de stock, de nouveau disponible depuis le Google Play.

Découverte de nos impressions en images.

Google/LG Nexus 4 : prise en main en images

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Un bel objet
Le Nexus 4 est avant tout un bel objet aux allures luxueuses avec son dos noir en verre pailleté. Malgré son format respectable (68,7 x 133,9 x 9,1 mm, somme toute standard pour un 4,7 pouces), l'appareil se tient bien en main grâce au contour composé d'un plastique qui adhère bien à la peau.

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