Huawei voit l’arrivée de la 5G pour 2020

Réseaux
Ken Hu, vice président de Huawei (CEO tournant en 2013)

Pour Ken Hu, PDG de Huawei, la 5G ne permettra pas seulement de communiquer plus vite. Elle dessinera le visage d’un nouveau monde numérique intelligent.

Leader sur le marché des équipements télécoms, acteur montant sur celui des smartphones et des solutions d’entreprises, Huawei présente sa vision du futur de la société de l’information. Laquelle est fortement liée aux infrastructures de communication, particulièrement avec l’approche de la 5G.

Dans une contribution publiée sur Forbes.com, Ken Hu (Hu Houkun précisément), vice-président et CEO « tournant » de Huawei Technologies, ne cache pas les ambitions de son entreprise pour la prochaine génération de réseaux mobiles. Il déclare ainsi que Huawei y travaille depuis plusieurs années, n’hésitant pas à investir des centaines d’ingénieurs exclusivement dédiés au développement de la technologie.

Huawei entend ainsi initier la commercialisation de ses produits 5G en 2020, à supposer que les ressources hertziennes dédiées aient été attribuées. La 5G offrira jusqu’à 10 Gbit/s*, annonce le dirigeant. Soit 100 fois ce qu’offre, au mieux, la 4G actuellement.

Une nouvelle intelligence numérique

Au-delà des performances pures, Ken Hu voit dans le futur réseau le support qui dessinera un nouveau monde de la société de l’information. « La prochaine vague de la société numérique va connaître l’arrivée d’un nouveau type d’intelligence, de sagacité connectées et partagées. C’est pourquoi l’innovation continue, y compris le développement des réseaux 5G ultra-rapides, est d’une importance capitale. »

Après les smartphones, qui ont « largement dépassé leur capacité d’origine d’outils de communication de base pour devenir des outils de collecte et l’affichage d’informations, et maintenant élargir nos sens », l’évolution de l’intelligence numérique se poursuivra à travers l’électronique portable : montres “intelligentes” (smartwatches), Google Glass et autres « terminaux intelligents connectés qui aideront à automatiser la façon dont les choses doivent être faites avec des niveaux d’intelligence ou de sagacité numérique jusqu’à aujourd’hui jamais atteints ».

Un monde où l’intelligence humaine se mêlera à celle des machines dans l’intégration du Big data analytique. Ce qui, pour les entreprises, se traduira par leur capacité à « saisir et à utiliser cette nouvelle sagacité ».

Aux yeux du dirigeant, cette intelligence se traduit déjà aujourd’hui dans l’optimisation des transports, de la chaîne de production (supply chain) ou les automobiles à la conduite automatique (à la Google Car). Elle se poursuit à travers les systèmes de traduction automatique et instantanée qui émergent pour « comprendre le processus de la pensée humaine et briser les barrières de la langue ».

SDN et transformation du SI

Ce qui amène à repenser les technologies de l’information et de la communication (TIC ou ICT en anglais) dont l’infrastructure passera du statut d’outil à celui d’actif de cœur de métier qui conduira innovation et croissance. Une évolution qui passera par l’application des technologies SDN (Software Defined Network) de virtualisation de l’infrastructure afin d’apporter l’intelligence au réseau indispensable pour répondre aux évolutions rapides des besoins.

L’autre (r)évolution que les entreprises doivent mener pour s’adapter à l’évolution des TIC est celle de la transformation du SI. « Les entreprises doivent redéfinir leurs architectures de systèmes informatiques basées sur le big data et le cloud computing parce que les architectures client-serveur traditionnelles ne peuvent plus soutenir la croissance exponentielle des données. »

C’est à ces transformations que, aux yeux de Ken Hu, les entreprises doivent se plier pour être prêtes à affronter la société numérique qui se dessine pour 2020 et au-delà.

* A noter que dans l’article, Ken Hu parle de “Gigabytes”, soit 10 Gigaoctets (Go) en français, ou 80 Gbit/s. Nous supposons qu’il s’agit d’une erreur, les débits de transferts étant généralement exprimés en bits et non en octets. D’ailleurs, la même erreur se répète pour les débits de la 4G, effective à 100 Mbit/s et non 100 Mo/s comme le laisse entendre l’article.

crédit photo © Huawei


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