Intel : le COO devient CEO

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Brian Krzanich CEO d'Intel

Le conseil d’administration d’Intel vient de nommer Brian Krzanich à sa tête. Il succède à Paul Otellini et devra installer le fondeur dans le houleux marché de la mobilité.

Paul Otellini ayant jeté l’éponge après 40 ans de collaboration, il cède sa chaise de CEO (directeur général)d’Intel Brian Krzanich.

Jusqu’alors directeur général délégué chargé de la production (COO), Brian Krzanich, 52 ans, deviendra, ce 16 mai 2013, le 6e dirigeant que la société californienne aura connu en 45 ans, souligne ITespresso.fr.

Avec à son actif 31 années d’expérience chez Intel, il sera secondé dans sa tâche par Renée James, 48 ans, actuellement à la tête de la division Software.

Au commande d’un navire chahuté

Conformément à la feuille de route, Paul Otellini devrait rester impliqué dans les affaires de la multinationale, très certainement comme conseiller – et non en tant que membre du conseil d’administration. C’est du moins ce que laisse entendre Andy Bryant dans le communiqué officiel.

Le président du conseil d’administration exprime sa gratitude, non sans avancer « qu’il est grand temps de confier la direction des opérations à une nouvelle génération […] dans une période de changement radical pour l’industrie ».

Brian Krzanich prend effectivement les commandes d’un navire Intel qui flotte actuellement entre deux eaux, luttant pour adapter son offre au marché des smartphones et des tablettes.

Le défi de la mobilité

Face à la montée en puissance de l’écosystème ARM et au déclin concomitant du marché des PC malgré la sortie de Windows 8, une réorientation s’opère vers la mobilité pour le premier producteur mondial de puces électroniques.

A cet effet, Intel parie sur l’innovation, avec des prévisions d’investissements sans précédent en R&D (13 milliards de dollars) sur son exercice fiscal débuté le 1er avril 2013.

Nouvelle génération de microprocesseurs (Haswell), gravure affinée et wafers (galettes de silicium) élargies, développement d’une solution de connectivité mobile, solutions big data, sécurité avec la filiale McAfee… les perspectives sont légion.

Faire mieux qu’Otellini

Autant de segments jugés plus porteurs aujourd’hui que l’activité processeurs pour PC, en recul depuis plusieurs trimestres (8 milliards de dollars entre janvier et mars 2013, soit -6% sur un an).

Sous l’ère Otellini, Intel a généré un chiffre d’affaires annuel moyen de 54 milliards de dollars, pour un bénéfice global de 2,39 dollars par action. 23,5 milliards de dollars ont été reversés en dividendes, à hauteur de 22 cents par action.

Un bilan globalement satisfaisant qui s’inscrit comme le nouveau défit que devra relever Brian Krzanich.


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