La justice se penche sur le cas du hacker de Sarah Palin

Sécurité

Accusé par une grand jury d’avoir piraté le site de la colistière de John McCain, David C. Kernell, doit s’expliquer devant la justice

A peine 20 ans et déjà mis en accusation par une cour de justice américaine. David C. Kernell, étudiant et fils d’un élu démocrate de l’Illinois vient d’être accusé par un grand jury fédéral du piratage des comptes e-mails de Sarah Palin, première femme candidate à la vice-présidence des Etats-unis.

Le tribunal de Knoxville dans le Tennessee va dès lors tenter de savoir s’il est bien la personne qui s’est vanté détenir l’adresse électronique de l’actuel gouverneur de l’Alaska. Captures d’écran et photos volées à l’appui, un pirate avait alors expliqué que l’adresse serait gov.palin@yahoo.com ou gov.sarah@yahoo.com.

Selon l’accusation, l’internaute a répondu à une série de questions “de sécurité” proposées par Yahoo. Questions/réponses qui lui ont permis de retrouver le mot de passe de Sarah Palin.

Il faut dire que la technique de “piratage” se trouve être des plus basiques. Le hacker a traqué Sarah Palin en recueillant des informations dans les médias, ou communiqués pour connaître son adresse électronique. Le pirate a ensuite demander à changer de mot de passe pour accéder au compte Yahoo. Comble de la chance ou de l’incrédulité pour la républicaine la question mystère affichée est alors “Où avez-vous rencontré votre mari ?”. Il suffit dès lors de lire les multiples articles retraçant la brillante carrière de l’actuel gouverneur de l’Alaska.

Le pirate n’a eu plus qu’à simplement taper “Wasilla High School” et le voilà avec un nouveau mot de passe et l’accès à tous les e-mails de la candidate. Le tribunal reproche à David C. Kernell d’avoir pris “des captures écrans du compte électronique de la candidate à la vice-présidence des États-Unis d’Amérique“. S’il est condamné, il risque un maximum de cinq ans de prison ferme et une amende de 250.000 dollars.

Une affaire qui ne doit cependant pas occulter le fait que Sarah Palin utilisait un compte Yahoo pour régler ses affaires professionnelles. Un manque de “professionnalisme” qui a choqué une partie de l’opinion ainsi que, naturellement, ses adversaires.


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