Le CNLL veut unifier la voix des entreprises du logiciel libre en France

Logiciels

Dix associations régionales s’organisent en Conseil national pour porter la bonne parole du logiciel libre auprès des pouvoirs publics.

L’industrie du logiciel libre continue de se structurer. Notamment en France où dix associations régionales d’entreprises du logiciel libre* se réunissent pour créer le Conseil national du logiciel libre ( CNLL ). Une initiative qui a nécessité 2 ans de travail. L’annonce officielle a eu lieu hier, jeudi 18 février. Le CNLL sera représenté par Patrice Bertrand, directeur général de la société Smile.

« Le CNLL a pour vocation de parler au nom de l’ensemble de la filière économique du logiciel libre, sans discrimination, afin de faire connaître les bénéfices du logiciel libre dans le contexte actuel de relance économique, et de faire entendre les demandes de ses membres auprès des pouvoirs publics », explique le communiqué. La CNLL représentera pas moins de 200 entreprises sur le territoire. De quoi effectivement bénéficier d’une légitimité certaine pour défendre les intérêts de l’économie du libre au plan national.

L’économie de l’open source est perçue comme un secteur porteur économiquement pour nombre d’analystes. Début 2009, le cabinet Pierre Audoin Consultants estimait le marché du logiciel libre à 1,1 milliard d’euros rien qu’en France. Avec une croissance annuelle annoncée de 30%. Un vrai pied de nez à la crise.

Outre la voix unifiée de ses membres que la CNLL compte faire entendre auprès des pouvoirs publics, l’association agira auprès des collectivités mais aussi à l’international. Elle apportera également un panel de compétences pour accompagner les organisations dans leur démarche d’adoption de solutions open source. Surtout, elle visera à organiser les synergies entre acteurs des différentes régions. « le CNLL sera un point d’entrée incontournable pour représenter les atouts et les enjeux du logiciel libre sur tout le territoire français, en parlant d’une même voix au nom de plus de 200 acteurs du logiciel libre », résumee Eric Flaux, président de l’association rennaise CapLibre.

La CNLL s’inscrit donc comme une nouvelle brique à un paysage déjà structuré autour de l’April (promotion et défense du libre), l’Aful (logiciels libres et interopérabilité), ou encore l’Adullact (développeurs/utilisateurs de logiciels libres pour l’administration et les collectivités territoriales) notamment. Le nouveau Conseil participera notamment à l’Open World Forum 2010 (en septembre) dont il reçoit le soutien par la voix de son président Philippe Montarges. En revanche, le CNLL précise que ses membres « ne se reconnaissent pas dans le mode de gouvernance qui a été mis en place au sein de la FNILL », la Fédération nationale de l’industrie du logiciel libre initiée par l’entreprenant PDG de Linagora, Alexandre Zapolsky.

* Alliance Libre, Cap Libre, Collibri (Cap Digital), GT LL (System@tic), Libertis, OSS@TV (Telecom Valley), PLOSS, PLOSS RHA, Pôle Nord, ProLibre.


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