Le réseau de Free Mobile en retard sur les objectifs initiaux

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Free mobile SIM cube (crédit photo @ Free)

Face aux réticences de certaines municipalités, Free prendrait du retard à déployer son réseau mobile. Ce qui prolonge sa dépendance à Orange.

Free Mobile visait les 2500 antennes déployées pour la fin 2012. Le réseau du quatrième opérateur mobile n’en aurait « que » 1779, selon l’Agence nationale des fréquences, mise en place par le gouvernement dans le cadre de l’observatoire des investissements dans les télécoms, rapportent Les Echos. On reste encore loin des 2273 antennes estimées en fin d’année par AntenneMobiles.com

La filiale d’Iliad accuserait donc du retard sur ses objectifs initiaux. Ce retard serait dû aux difficultés rencontrées pour installer des antennes. L’opérateur ferait face aux réticences de certaines municipalités et riverains à l’arrivée de nouvelles infrastructures mobiles. Certes, sur Paris, le feu vert n’a été accordé qu’en septembre par la municipalité. Mais, indépendamment, il reste ensuite à convaincre les bailleurs.

Confiant pour 2015

Pour l’heure, Free Mobile respecte les engagements liés à sa licence. Il couvrait bien 27% de la population au moment du lancement de son offre commerciale, il y a un an. Et se devra d’en couvrir 75% en 2015. Ce qui lui laisse un peu de temps pour réagir. « Nous sommes confiants quant au respect de l’obligation de couverture de 2015 », affirme Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad, aux Echos.

L’opérateur a, dans tous les cas, tout intérêt à accélérer le déploiement de son réseau. Car, tant qu’il n’a pas atteint une densité critique, il reste dépendant de l’infrastructure d’Orange qu’il rémunère pour faire transiter ses communications (notamment la data en 3G). Sans compter la nécessité de lancer une offre 4G annoncée comme un levier de développement pour les acteurs du marché.

En attendant, l’accord s’inscrit comme une véritable rente pour France Telecom qui s’en déclare très satisfait. Ce qui n’est pas forcément le cas de Free Mobile qui, au-delà des problèmes de qualité générés par le modèle, voit une bonne part de son chiffre d’affaires partir dans la poche de son concurrent.


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