Les nouveaux Snapdragon S4 de Qualcomm visent le moindre coût

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Avec ses nouveaux SoC Snapdragon S4 associés à sa nouvelle plate-forme de développement QRD, Qualcomm réduit les temps de développement des smartphones pour accélérer la mise sur le marché.

Avec les nouveaux System on Chip (SoC) MSM8225 et MSM8625, Qualcomm enrichit sa gamme des Snapdragon S4. Elle l’avait déjà étoffée fin novembre 2011 avec les 8×60, 8×30 et 8×27. Ces deux nouvelles puces se situent en dessous des 8×27 en termes de performances.

Les deux nouveaux venus s’appuient sur deux coeurs Krait dont les performances se situent à mi-chemin entre celles des Cortex-A9 et celles des Cortex-A15. Ici, on reste toutefois loin des 2,5 GHz de certains S4 puisque les deux coeurs sont cadencés à une fréquence d’horloge de 1 GHz. Ils bénéficient d’une finesse de gravure de 28 nanomètres (nm).

Quand l’entrée de gamme gagne en performances

Puces d’entrée de gamme des modèles S4 également parce que le GPU (processeur graphique) est un Adreno 203 dont les performances graphiques sont loin d’atteindre celles d’un Adreno 225 dont la puissance de calcul est proche de celle du PowerVR SGX543MP2 d’Imagination Technologies. Elles se destinent donc logiquement aux smartphones d’entrée de gamme pour lesquels elles viendront tirer les performances vers le haut. Le modem 3G est intégré dans le SoC réduisant ainsi les coûts pour les constructeurs.

Et le maître mot est bien le coût. Ainsi, les deux puces succèdent aux MSM72x5A et MSM72x7A avec lesquelles elles sont facilement interchangeables. Pour les constructeurs tiers, la migration des S1 aux S4 est ainsi largement facilitée puisqu’ils sont compatibles en termes de hardware et de software. Elle leur permet de minimiser les coûts de développement. Ils seront disponibles dès la première moitié 2012.

Minimiser les coûts de développement

Qualcomm les a dévoilés à Shenzen en Chine lors de l’Uplinq China Conference. Et la société américaine en a profité pour annoncer la troisième version de sa plate-forme QRD (Qualcomm Reference Design) qui permet aux constructeurs de smartphones de minimiser les coûts de développement et ainsi accélérer le « time to market ».

QRD comprend un ensemble complet de composants logiciels et matériels permettant aux constructeurs tiers et aux éditeurs de logiciels d’avoir plus rapidement leur produits pré-testés et optimisés.

Avec ces deux puces d’entrée de gamme et cette troisième itération de QRD, il s’agit notamment d’aider les fabricants de terminaux à développer des produits dans les régions où les réseaux passent de la 2G à la 3G.

Le choix de Shenzen pour faire cette annonce n’est pas innocent puisque la Chine est devenu le premier marché mondial pour les smartphones. Selon les données prévisionnelles de Strategy Analytics, entre 2011 et 2015, il se sera écoulé quatre milliards de smartphones en Chine.


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