Test : LG G3, une version surclassée du G2

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L’interface revue aussi bien graphiquement qu’ergonomiquement et les fonctions simplifiées des captures photos font du G3 une version aboutie du précédent G2 de l’offre haut de gamme de LG.

LG a lancé son G3 sur différents marchés de la planète dont en France fin juin. Le nouveau smartphone haut de gamme, déjà décliné en version LTE-A, s’illustre par un écran IPS 5,5 pouces avec affichage en 2560×1440 (soit 538 pixel par pouce de densité), un processeur quadri cœur Qualcomm Snapdragon 801 cadencé à 2,5 GHz (Krait 400) agrémenté d’un GPU Adreno 330, 2 ou 3 Go de RAM pour 16 ou 32 Go de stockage selon les versions et d’un capteur 13 millions de pixels qui autorise les captures vidéo en 4K (3240 x 2160), y compris en slow motion (120 images/secondes) qui offre de magnifiques ralentis… hélas uniquement visualisables sur l’appareil uniquement. Côté communication, le G3 supporte la 4G de catégorie 3, soit les 150 Mbit/s théoriques proposés sur les réseaux d’Orange et Free en France. Bref, du très haut de gamme qui vient se frotter aux derniers modèles de chez Samsung (Galaxy S5), HTC (One M8) ou Sony (Xperia Z2).

LG nous a laissé prendre quelques temps en main un exemplaire. A partir de nos usages quotidiens de l’appareil, nous pouvons dire que le G3 est une version nettement améliorée du G2. A commencer par un boîtier plus agréable au contact qui, s’il reste en plastique, offre un design aux allures de métal brossé. Mieux intégrés que pour le G2, les boutons d’allumage et volume s’inscrivent toujours au milieu de la coque dorsale de l’appareil juste en dessous du capteur d’images. Mais on appréciera avant tout la possibilité, cette fois, d’ouvrir la coque afin d’accéder à la batterie de 3000 mAh (toujours plus facile pour la changer en cas de besoin) et au lecteur de carte microSD qui allongera jusqu’à 128 Go la capacité de stockage local.

Côté face, l’écran occupe presque toute la surface avec des bords discrets. Le système Knock-on (double tapotement pour activer ou fermer l’affichage) nous a semblé plus sensible et fiable qu’avec le G2. Appréciable. Malgré son dos légèrement bombé, le G3 reste stable posé sur une table.

Mode de saisie texte nettement plus efficace

Au-dela des ces considération cosmétiques (mais pas négligeables), le G3 se distingue par sa nouvelle surcouche Android (KitKat 4.4.2, en l’occurrence). LG a complètement revu le design des icônes. Celui-ci est moins coloré et rebondi qu’avec le G2 ce qui est fort agréable à la longue. Ergonomiquement, on retrouve le volet des notifications qui affiche les raccourcis bien pratiques vers les paramètres et les principales activations de services (Wifi, GPS, NFC, luminosité écran, volume, etc.) et QSlide (pour l’usage de deux applications sur un même écran en surcouche). Les nouveautés se retrouvent notamment au niveau des boutons de navigation. Le bouton de menu contextuel affiche désormais les applications en cours (rôle jusqu’alors dévolue à un appui long du bouton Home lequel provoque désormais l’affichage de Google Now). Le menu contextuel est, lui, désormais disponible directement dans les applications. LG se plie ainsi aux évolutions d’Android.

Les améliorations notamment sont également visibles dans la saisie de texte. Certes, la barre supérieure des caractères de ponctuation bien pratique pour ajouter rapidement un point d’interrogation ou un guillemet a disparu. Il faudra désormais aller les chercher par des appuis longs sur le clavier alphabétique. Et la prédiction des mots se limite désormais à trois choix, avec par défaut, celui du milieu sélectionné par un appui sur la barre d’espace. Une régression ? A première vue, oui. A l’usage, non. Le mode prédictif semble mieux apprendre au fil du temps (sans avoir à valider les nouveaux mots) et se montre finalement plus pertinent dans ses propositions. La plupart du temps du moins même s’il confond les pronoms et raccourcis de conjugaison (le « ma » devient « m’a »). Du coup, la barre de suggestions étant moins encombrées (trois mots seulement), sa lecture est plus rapide et la saisie optimisée.

Le G3 s’enrichit également d’une fonctionnalité qui permet de faire naviguer le curseur dans un texte à partir de la seule barre d’espace (depuis un appui long et maintenu). Un mode qui se révèlera pratique pour les corrections rapides.

Fonctions photos simplifiées

LG a également innové au niveau des fonctions de prises de vues. Le capteur est désormais agrémenté d’un laser qui améliore sensiblement la vitesse de mise au point. Nous avons également noté une amélioration de la qualité des images même zoomées à l’extrême bien que l’image n’en subisse pas moins de fortes dégradations (le zoom numérique ne vaut toujours pas un zoom optique). Le menu photo se voit par ailleurs considérablement simplifié. Fini la myriade de profils photos (nuit, sport, dynamique, détour et j’en passe) peu utilisés au final. Sur le G3, l’offre photo se limite à 4 modes : normal, panoramic, double et magic focus. Ce dernier mode permet d’ajuster la mise au point pour offrir à un sujet net et rapproché un joli flou de profondeur de champs. Dommage en revanche, que le mode de saisie 360° ait disparu, selon nous. A noter que l’appareil chauffe un peu lors de la capture prolongée de vidéo (mais rien de rédhibitoire)

Côté gadget, notons enfin une fonction de podomètre intégrée (de quoi motiver la marche à pieds) et un mode de cartes postales (Smart Tips) de mode d’emploi de l’appareil en fonction des habitudes d’utilisation qui s’affichent à intervalles régulières (heureusement désactivables). L’autonomie n’a rien de spectaculaire et nécessitera une recharge quotidienne sans même abuser de la navigation Internet, du visionnage de vidéo ou de l’abus de Facebook. Enfin, on appréciera cette fois la reconnaissance en mode stockage de l’appareil sous Linux ainsi que la correction du bug qui, à la recharge USB, faisait monter le volume sur Windows dès que la charge dépassait les 72%.

En conclusion, le G3 s’avère un smartphone fort agréable à utiliser au quotidien et, même si sa taille n’est pas à mettre entre toutes les (petites) mains, la qualité de son écran et sa nouvelle ergonomie font qu’on s’attache très vite à ses usages. La preuve en est que le retour à l’utilisation du G2, qui n’a pourtant pas un an d’existence et dont les performances n’ont pas à rougir en regard de l’offre actuelle, nous a paru presque surannée. Une évolution qui a un coût : le G3 est proposé nu autour de 550 euros. Il reste une alternative plus abordable à l’iPhone.


Le LG G3 en images

LG G3 en images

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Le G3 sensiblement plus grand que le G2
Avec ses 5,5 pouces (145,5 x 74,6 x 9,1 mm) pour 153 grammes, le G3 devient un peu trop grand pour les petites mains


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