Logiciel de surveillance : la Chine attaquée en justice pour piratage

Sécurité

Le logiciel de surveillance que la Chine souhaite voir installer sur les PC est au centre d’une attaque judiciaire. Selon une société californienne, « Green Dam » serait une copie piratée de leur solution.

Officiellement destiné à préserver la jeunesse des contenus pornographiques, le gouvernement chinois avait expliqué vouloir installer l’application Green Dam-Youth Escort sur les nouveaux PC.

Très décrié, le gouvernement chinois avait finalement renoncé à imposer le logiciel de filtrage des communications Internet sur tous les nouveaux ordinateurs vendus dans le pays comme il l’avait annoncé au début de l’été dernier. Pour autant, l’entreprise américaine Cybersitter ne compte pas en rester là.

A en croire l’AFP, à l’origine, Cybersitter avait conçu un logiciel de contrôle parental destiné à bloquer l’accès à des sites Internet à caractère pornographique. Cependant, selon un responsable américain « des sociétés chinoises ont piraté son logiciel pour ensuite le distribuer à plus de 56 millions d’exemplaires à travers la Chine, avec la bénédiction et le soutien du gouvernement chinois ».

Cybersitter a donc décidé d’attaquer en justice le gouvernent chinois ainsi que certains constructeur, notamment Lenovo, pour vol devant le tribunal de Los Angeles. Cybersitter réclame pas moins de 2,2 milliards de dollars en dommages et intérêts.

Développé côté chinois par la société Jinhui Computer System Engineering, « Green Dam-Youth Escort » est depuis son intronisation sujet de critiques et de nombreuses interrogations chez les professionnels de la sécurité. Un logiciel bien loin de faire l’unanimité. Déjà les géants de l’Informatique avaient taclé la solution chinoise, voyant d’un mauvais œil une mesure pouvant aller aisément au-delà de sa mission de filtrage de contenu pornographique. De Microsoft à Dell en passant par Hewlett-Packard, nombre d’industriel américains y étaient allés de leur critique.

La décision est désormais dans les mains de la justice américaine. Pas sûr que ce soit pour autant la fin de ce dossier touchant à la propriété intellectuelle mais aussi aux libertés, notamment sur Internet. Un sujet épineux… et politique.


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