Microsoft cède l’e-magazine Slate au Washington Post

Régulations

Fin de l’expérience ‘Slate’ pour Microsoft. Le magazine en ligne qui annonce 6 millions de lecteurs par mois n’a jamais été suffisamment profitable

Microsoft, qui cherchait depuis quelques temps à se séparer de son magazine en ligne, a trouvé acquéreur avec le Washington Post. Les conditions n’ont pas été révélées, mais selon Jacob Weisberg, rédacteur en chef de Slate, le rachat serait ”

à un prix très respectable et impressionnant“. Séduit par le projet Slate de Michael Kinsley (qui a rejoint le Los Angeles Times en 2002) à l’époque où tout souriait aux aventuriers de l’Internet, Microsoft a créé en 1996 ce journal en ligne au contenu à la fois politique et décalé, pour ne pas dire parfois bizarre ! Et sans doute une idée derrière la tête pour l’éditeur de Redmond, autour du ‘contenu‘. Le démarrage de la revue en ligne a cependant été plus long qu’attendu. Mais surtout, l’implosion de la bulle spéculative a écarté pendant un temps les grands annonceurs du média. La profitabilité de Slate a été longue à venir, mais n’a jamais été significative, une entorse à la stratégie dominante de Microsoft ! Officiellement, Jacob Weisberg affirme que “Nous avons réalisé qu’à ce stade de notre croissance et du développement du magazine, il nous est apparu plus sensé d’appartenir à une société de média traditionnel“. Une façon comme une autre de déguiser un échec de Microsoft, sur un métier qui il est vrai s’écarte des activités traditionnelles du premier éditeur mondial. Slate va rejoindre la division on-line du Post, ‘Washington Post Newsweek Interactive’. L’équipe éditoriale de Slate sera maintenue, Jacob Weisberg à sa tête. Les bureaux de New York et Washington seront eux aussi maintenus, et seul le bureau de Redmond sera supprimé. En revanche, le rapprochement avec le Washington Post est logique, les relations entre le journal et Microsoft sont anciennes, les articles du Post sont régulièrement publiés sur MSNBC, et Melinda Gates, l’épouse de Bill Gates, est membre du board du journal. L’accord prévoit que le magazine en ligne restera accessible via le site MSN.


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