MSI s’invite à la table de la convergence : aperçu en images

Poste de travail
MSI 210 tablette Computex 2012

Outsider par excellence dans les rangs du Computex 2012, MSI s’est signalé à sa façon sur le front de la convergence. Son adjuvante, la S20, un hybride à mi-chemin entre une tablette numérique et un ultrabook.

Plus connu pour ses cartes mères, MSI s’est invité dans les débats à l’entour de la convergence. Il en a résulté une tablette Windows 8 dévoilée sous la dénomination S20.

Nouveau porte-drapeau du Taïwanais sur le segment, cette hybride s’est fondue dans une foule de semblables toutes munies d’écrans tactiles et de claviers amovibles, taillées pour abolir les frontières entre PC portables et terminaux mobiles. Une recette prometteuse qu’il appartiendra aux constructeurs de pérenniser, alors que le grand public ne devrait goûter à ces produits qu’au cours de l’automne.

MSI s’en lance le défi et exploite le double visage d’un Windows 8 aux accents tactiles pour accoucher dudit S20, articulé autour d’un écran capacitif de 11,6 pouces à 10 points de contact, pour une résolution HD (1366 x 768 points). Avec son processeur Intel Core i5 double cœur en Ivy Bridge, l’ensemble a tout d’un ultrabook de par sa conception.

Dans sa forme et son essence, il s’agit davantage d’une tablette, quand bien même l’abondance de la connectique ne le laisse guère suggérer : au programme, l’USB 3.0, le tandem Wifi 802.11n et Bluetooth 4.0, une interface HDMI 1.4 habilitée à diffuser des flux en 3D HD… et le luxe d’un port Ethernet Gigabit. Le tout dans un châssis de 1,3 kg et 2 centimètres d’épaisseur, pour un tarif qui devrait avoisiner les 800 à 900 euros TTC au prochain trimestre.

Le dilemme du clavier détachable

La commodité d’un panneau tactile inclinable à 90 degrés sur l’axe vertical (soit à plat) et de 4 Go de RAM alliés à un système de stockage hybride complète le tableau. C’est toutefois sans compter l’inamovibilité du clavier, un talon d’Achille qui restreint d’autant la modularité du S20.

Sinon rédhibitoire, tout du moins sujette à débat, cette caractéristique peu répandue, quasi singulière, a déjà valu à l’Asus Eee Pad Slider de passer aux oubliettes plutôt qu’à la postérité. Force est de reconnaître que le consommateur s’est globalement détourné du concept jusque sur les smartphones, dont le clapet et le double écran ont pourtant longtemps constitué des piliers.

Restera également à juger de l’autonomie de la batterie, alors que les premiers tests de Windows 8 dans sa version Release Preview laissent entrevoir une meilleure gestion de la consommation électrique en conjonction avec la gravure à 22 nm des nouveaux processeurs sous architecture Ivy Bridge.

Les netbooks bougent encore

Dans un tout autre registre, MSI veut croire en la durabilité des netbooks et proroge leur existence tumultueuse avec une gamme Wind renouvelée à l’occasion de ce Computex 2012. Cantonné à 1024 x 600 points sur son écran de 10,1 pouces, l’U180 embarquera bientôt un CPU Intel Atom N2800 en Cedar Trail, substitut à l’actuel N2600 encore sous le régime Clover Trail.

S’y adjoindront 1 Go de RAM, un disque dur 2,5 pouces de 320 Go sur interface SATA à 6 Gbit/s et un contrôleur USB 3.0. L’autonomie est évaluée à 8 heures avec la batterie 6 cellules à 5200 mAh. Même estimation pour l’U270, qui passe le cap à la HD (1366 x 768 points) avec son écran de 11,6 pouces et se réinvente en parallèle à la sauce AMD Brazos, délaissant ainsi l’Intel Atom.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur