Oracle et Google invités à trouver un terrain d’entente sur Java

Sécurité

Face à un procès qui s’annonce lourd, la Justice américain encourage Oracle et Google à solutionner le litige autour de Java sans passer par la case tribunal. Mais les chances d’y parvenir sont minces.

« La Cour est encline à imposer une médiation aux deux parties […] » Dans une lettre adressée au tribunal californien chargée de l’affaire, le juge William Alsup invite Oracle et Google a trouver un terrain d’entente à leur différends devant un juge américain. Sans quoi, leur procès prévu pour le 31 octobre prochain sera maintenu.

En août 2010, Oracle portait plainte contre Google qu’il accuse de violer les brevets sur Java à travers Dalvik, la machine virtuelle dédiée à Android qui permet, après recompilation, d’exploiter les applications Java dans l’OS mobile. La proposition vise probablement à éviter un procès aussi complexe que coûteux entre les deux parties mais aussi pour les ressources du ministère de la Justice.

Les deux protagonistes avaient déjà eu l’occasion de régler leur litige à l’amiable devant un tribunal public au début de l’affaire. Mais les deux entreprises avaient préféré faire appel à un médiateur privé (pour éviter de dévoiler les secrets de famille sur la place publique?). En vain. Du coup, le juge avait fixé le calendrier de la procédure. Mais lance néanmoins une ultime tentative de conciliation.

Les représentants d’Oracle et Google ont jusqu’au 7 septembre pour se prononcer sur la proposition. Il est néanmoins peu probable qu’ils évitent le procès. Oracle, notamment, pense détenir une carte maîtresse en voulant présenter à l’audience un e-mail compromettant que Google tente vainement d’éliminer du dossier. De son côté, Google a réussi à déposséder Oracle d’un certain nombre de plaintes.

Oracle chiffre son préjudice à pas moins de 6 milliards de dollars. Une surenchère qui explose celle de l’affaire SAP/Tomorrow Now à 1,3 milliard de dollars. Un montant finalement ramené à 272 millions de dollars la semaine dernière par le juge Phyllis Hamilton d’une cour d’appel d’Oakland.


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