Renaissance Numérique appelle à la nomination d’un ministre dédié à la filière

Régulations

Le groupe de réflexion Renaissance Numérique souhaite rencontrer le ou les membres du futur gouvernement qui auront en charge les problématiques numériques. Par ailleurs, il invite les acteurs de la filière à se réunir début juillet pour apporter des réponses à la crise.

À la suite de l’élection présidentielle qui a vu François Hollande (PS) l’emporter sur Nicolas Sarkozy (UMP), la filière numérique française poursuit son lobbying auprès des dirigeants politiques. Le groupe de réflexion Renaissance Numérique appelle à la nomination d’un(e) ministre « entièrement dédié(e) à l’économie, à la société et à l’éducation numériques », et qui soit, cette fois-ci, directement rattaché au Premier ministre.

Un ministère à part entière

« Ce ministère devra être doté des moyens nécessaires pour mener des actions fortes à destination des citoyens, des entreprises, de l’institution scolaire et de la compétitivité de la France », a déclaré mercredi par voie de communiqué Christine Balagué, coprésidente de Renaissance Numérique aux côtés de Guillaume Buffet. Le think-tank souhaite rencontrer « au plus vite » ce futur ministre appelé à concrétiser les propositions numériques de M. Hollande.

Une semaine de réflexion

« Sans attendre les décisions du futur gouvernement », l’organisation invite l’ensemble des acteurs du secteur à se réunir une semaine durant début juillet 2012, « pour apporter des réponses concrètes de sortie de crise et développer la croissance ». « Notre conviction est que l’État est en droit d’attendre du numérique qu’il participe au développement économique et au bien-être social du pays », a souligné Guillaume Buffet, avant d’ajouter : « les leviers d’actions du numérique sur l’emploi, la jeunesse, la cohésion sociale notamment, sont incontournables ».

Renaissance Numérique

Renaissance Numérique a été fondé en 2005 dans le but de promouvoir le développement d’Internet en France à travers la sensibilisation de l’État, des pouvoirs publics et des entreprises, et ce dans le respect des citoyens et de l’esprit d’initiative. L’organisation déclare à l’heure actuelle plus de 70 membres, enseignants chercheurs, entrepreneurs et managers, parmi lesquels ces deux vice-présidents : Olivier Esper, directeur des relations institutionnelles de Google France, et Marc Mossé, directeur des affaires publiques et juridiques de Microsoft France.

Le think-tank compte également parmi ses membres : Brigitte Cantaloube, directrice générale de Yahoo France, Benoit Cassaigne, directeur exécutif en charge des mesures d’audience de Médiamétrie, Pascal Dasseux, directeur général d’Havas Digital France, Gilles Dowek, professeur à l’École polytechnique et chercheur à l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA), Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de PriceMinister.com (Rakuten Group), Marie-Christine Levet, directrice associée de Jaïna Capital, et Jean-Marc Steffann, vice-président de Capgemini TME (Telecom, Media and Entertainment).


Auteur : Ariane Beky
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