Smartphones : RIM étoffe et segmente son offre BlackBerry

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La gamme des BlackBerry de RIM se segmente un peu plus: le Bold 9900 vise les managers en entreprise, les Torch s’ouvrent au multimédia et les Curve aux réseaux sociaux.

RIM, qui a enrichi son offre, confirme, ce 14 septembre, une segmentation du marché des smartphones: les modèles Bold visent les professionnels, mais la Playbook aussi… tandis que les Torch s’orientent vers le grand public friand de multimédia. Les modèles Curve vont surtout intéresser les jeunes, adeptes des réseaux sociaux – constate notre confrère ITespresso.

BlackBerry Bold 9900
BlackBerry Bold 9900

En très haut de gamme, le Bold 9900 se pare toujours de sa robe noire laquée, marque immuable d’un héritage qui associe désormais un clavier complet (non coulissant) et un écran tactile, dans un terminal d’un gabarit plus discret (cf. précédent articles: ‘RIM: cinq nouveaux BlackBerry‘).
Ce smartphone est disponible chez Bouygues Telecom à partir de 149 euros (en combinaison avec le forfait 3G le plus onéreux du catalogue de cet opérateur). Il bénéficie d’un capteur photos de 8 Mégapixels, vraisemblablement autant que l’iPhone 5 attendu pour la mi-octobre. Mais, ici, la résolution en HD se limite à 720pixels.

En outre, RIM exclut tout implémentation de la 3D : les BlackBerry restent des terminaux destinés à un usage plutôt  professionnel. Pour autant, la nouvelle plate-forme OS7 s’ouvre au contrôle tactile -également adopté par le Torch 9860, doté d’un multipoint à 4 contacts.
Le Torch 9810, son alter ego à 99 euros (avec subvention) ajoute un clavier coulissant. Les deux produits seront commercialisés dans les semaines à venir.

OS 7 en attendant QNX…

Suivra le Curve 9360, un monobloc dépourvu de la technologie tactile mais agrémenté de nombreuses fonctionnalités sociales. Au service BlackBerry Messenger et à ses 45 millions d’utilisateurs s’ajoutent déjà des amateurs pour Facebook et Twitter.
L’ensemble gravitera autour d’un seul et même écosystème interactif : BlackBerry OS 7, une étape transitoire avant une unification à base de QNX, le système d’exploitation de la tablette Playbook. RIM estime sa longévité à deux ans.

Mais encore faudra-t-il proposer un catalogue d’apps à la hauteur. L’App World de RIM/BlackBerry en est à 35.000 titres et Android à plusieurs centaines de milliers.
Les quelque « 400 000 développeurs » en relation avec le projet travailleraient toutefois à la conception d’une interface d’émulation logicielle compatible. Pourtant, cette démarche d’ouverture « ne serait pas une priorité» (selon les équipes de RIM, interrogées par ITespresso.fr).

Les promesses du BlackBerry Enterprise server
D’autres enjeux pourraient peser lourd dans la balance : alors que la fréquence du processeur bondit à 1,2 GHz et que l’ensemble des nouveaux terminaux embarquent une accélération matérielle, Adobe Flash n’est toujours pas pris en charge.
La société de Mike Lazaridis aurait-elle délaissé ces considérations audiovisuelles pour s’atteler au développement d’une solution dédiée aux PME ?

Avec BlackBerry Enterprise Server, l’objectif à long terme est d’octroyer à chaque salarié “un unique appareil connecté en temps réel à une plate-forme de gestion des droits d’accès aux fichiers partagés sur le réseau d’entreprise“.

RIM aurait déjà noué près de 1500 partenariats ‘B2B’ dans le monde. A noter également la promotion appuyée et coordonnée sur la technologie sans contact NFC (near field contact) intégrée dans tous les terminaux présentés ce 14 septembre à la presse.
En France, le constructeur canadien détiendrait 14% de part de marché (étude GFK).


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