Une partie de la Droite critique le choix des locaux d’Hadopi

Sécurité

La future Hadopi chargée de traquer les internautes téléchargeant illégalement aura des bureaux à Paris. 1107 m² situés rive gauche. Une bagatelle de presque 500.000 euros pour… 7 employés que conteste une partie de la Droite.

Après l’annonce de l’emplacement des futurs locaux de l’ Hadopi révélé par la presse (Rue89 notamment), l’autorité chargée d’envoyer des messages aux internautes qui ne respecteraient pas la loi contre le téléchargement, une polémique se fait jour.

Il faut dire que l’ Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) ne comprendra que 7 membres mais occuperait pas moins de 1107 m² de locaux à Paris dans le quartier de Montparnasse. De quoi lancer un débat sur la légitimité d’une telle implantation. Ainsi, Richard Mallié, député UMP de la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône, pose la question de l’intérêt d’une telle dépense.

Le député de la majorité a posé la question au ministre de la Culture et de la Communication sans pour autant obtenir de réponse. Il souhaite faire entendre sa voix afin de comprendre pourquoi le choix de Paris serait privilégié aux dépens de villes de banlieue voire de province, toutes aussi légitimes. Un choix qui aurait l’avantage de faire diminuer le loyer…

Richard Mallié précise : « Dans le contexte exceptionnel que nous connaissons actuellement, il n’y a pas de petites économies et en la matière les autorités administratives indépendantes doivent donner l’exemple. » Avec un budget pour 2010 de 5,3 millions d’euros, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet pourrait n’en avoir cure et rester sur sa position du choix du 4, rue de Texel dans le 14e arrondissement.

En attendant une réaction du ministre responsable, certains pourraient bien répondre à l’attaque menée, lors des débats à l’Assemblée nationale par une analogie: Au fameux « La Quadrature du Net, c’est 5 gus dans un garage » lancé par le cabinet de Christine Albanel (alors ministre de la Culture), les opposants pourront railler désormais par « l ‘Hadopi c’est 7 personnes dans 1.000 m² ». No comment.


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