VMware Forum, Paris : le cloud, la VDI et la gestion objet

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VMware Forum, Paris : le cloud, la VDI et la gestion objet

Forte affluence au forum de VMware cette semaine à Paris. Les sujets chauds ne manquent pas il est vrai. Précisions sur l’offre Horizon, Octopus…

En ouverture de ce forum 2012 de VMware, qui a déplacé un millier de visiteurs au CNIT de la défense ces 23 et 24 mai, Jean Pierre Brulard, VP SEMAE et Hervé Uzan, PDG de VMware France, ont résumé, avec pertinence, les nouveaux défis qui mobilisent les DSI actuellement.

« Nous sommes passés d’une gestion du device – poste de travail, terminal, quel qu’il soit – à une gestion de l’utilisateur et de son profil indépendamment de l’équipement utilisé. D’une certaine façon, le desktop est en train de disparaître. Il est virtualisé. »

Autre tendance relevée par le patron de VMware France : une rupture dans certaines chaînes de valeur et des changements majeurs comme les nouveaux frameworks de développement Java, les nouveaux types d’applications qui deviennent multi-devices et orientés vers les réseaux sociaux. Autre changement, l’utilisation massive des données hors des bases classiques, hors du modèle SQL, donc souvent non structurées et réparties sur le cloud.

L’infrastructure IT subit deux tendances contradictoires : d’une part, la réduction des coûts – faire plus avec moins reste d’actualité – et, d’autre part, les métiers ont toujours plus besoin d’agilité, donc de développements rapides. Car la demande pour un accès rapide aux informations dans un environnement multi-devices s’accentue.

Alors que propose VMware ?

Avant la virtualisation, il fallait 10 semaines pour “provisionner” une machine physique. Aujourd’hui, c’est une question de semaines ou de jours. En outre, on est passé de la virtualisation au cloud et le même provisionnement qui prenait une semaine pour l’ensemble du datacenter (serveurs, réseau, unités de stockage…) ne va plus nécessiter que 15 minutes sur un datacenter virtuel.

Hervé Renault , directeur technique de VMware Europe du Sud, a expliqué la rupture que représente le cloud. La virtualisation aurait apporté une rupture majeure. Grâce à un « prérequis technologique », il a été possible de construire des infrastructures hautement virtualisées, permettant une allocation de ressources à la demande. Avec le cloud, c’est l’inverse de ce qui s’est passé avec le mainframe, puis le modèle client/serveur web. C’est le cloud qui est entré dans les entreprises.

Jusqu’ici, dans la plupart des cas, on a constaté entre la DSI et les métiers, une « inadéquation technologique ». Or pour les métiers, la DSI n’est plus son unique fournisseur potentiel. C’est la conséquence des applications SaaS et ‘app-stores’. Donc « il y a bien un risque que l’informatique soit décorrélée des attentes et des besoins métiers ».

Comment remettre la DSI au centre du dispositif ? Comment redevenir le fournisseur de service ? « Notre proposition de valeur chez VMware se présente sous 3 dimensions : 1- transformation : il faut faire évoluer le datacenter existant, en respectant l’existant. 2- Idem pour les applications, il y a un existant qu’il faut optimiser, simplifier. 3- Et idem pour la partie utilisateurs, sachant que les PC ne vont pas disparaitre du jour au lendemain. »

Comment fournir des applications aux utilisateurs de façon adéquate pour qu’ils puissent répondre aux utilisateurs ? « D’ici 3 à 4 ans, il y aura plus de ‘devices’ que d’être humains sur la planète. Déjà 50 % des applications ne dépendent plus d’un OS unique. Donc, il faut passer à une approche centrée sur les utilisateurs et leur permettre d’accéder à leurs applications, qui peuvent être diverses et non dépendantes d’un PC ou d’un smartphone. Il faut administrer de façon centrale. »

Les réponses apportées par VMware

  • au niveau du poste de travail: la virtualisation ou VDI. VMware a annoncé début mai, la version 5.1 de View. C’est une amélioration de la gestion des postes et des profils, une simplification de l’accès utilisateur ;
  • un portail universel qui fédère l’ensemble des services: c’est Horizon qui existe déjà en mode SaaS et arrive en Europe en version bêta ;
  • l’accès simplifié aux documents des utilisateurs. C’est l’objectif du programme Octopus, une sorte de dropbox d’entreprise. La version bêta a été présentée début mai ;
  • l’accès simplifié aux applications mobiles : c’est Horizon Mobile, développé par les labs VMware de Grenoble, qui permet de faire cohabiter applications professionnelles et personnelles sur un terminal mobile.

La virtualisation atteint également les applications critiques, car le critère de simplification pèse fortement, ainsi que la réplication, les PRA (plans de reprise d’activité) – autant de points majeurs qui permettent de préparer le cloud, y compris l’accès à des bases de données en mode “as a Service”. Le meilleur argument actuellement ? « C’est le choix que SAP a fait. Le géant du logiciel a fait confiance à VMware pour toute une partie de ses plates-formes critiques ». Autre argument, c’est Spring, l’engagement open source autour d’un framework accessible à la communauté. Idem avec Cloud Foundry, le PaaS de VMware.

Un autre enjeu se confirme : le déploiement. VMware propose une transition vers le cloud avec sa suite vFabric App Magment. C’est l’automatisation du développement, du déploiement et du management global des configurations, avec AppDirector.

Pour reprendre le contrôle de la situation, la DSI doit progresser dans la virtualisation, automatiser et ‘cloudifier’ ou créer des services délivrés “as a service”. Finie l’ère des scripts, on passe à des règles ou ‘policies’ de services. « Le cloud c’est beaucoup plus que du provisionnement de machines virtuelles », conclut Hervé Renault.


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