5000 emplois chez Free Mobile ces 8 prochaines années

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Dans un premier temps, 150 embauches sont prévues à l’échelle nationale en 2010. Dont une cinquantaine à Montpelliers où Free Mobile ouvre un premier centre technique.

A ceux qui criaient au loup quant à l’arrivée de Free Mobile qui menacerait l’emploi dans le secteur de la téléphonie mobile français, Xavier Niel vient d’apporter un démenti indirect. Selon La lettre M, Free Mobile envisage de créer 5000 emplois directs d’ici à 2018 (soit 618 créations d’emploi par an en moyenne).

Ces nouveaux postes seront répartis sur les trois sites principaux que Free Mobile compte ouvrir d’ici 8 ans, à savoir Montpellier, Bezons (en banlieue parisienne) et Paris. « Si le siège d’Iliad et de ses filiales est, et restera, à Paris, je confirme notre arrivée à Montpellier dans les prochains jours. Nous prenons position dans la capitale régionale avec une équipe technique composée d’une cinquantaine de personnes. Le montant de l’investissement s’élève à quelques centaines de milliers d’euros », confirme le patron d’Iliad à la lettre dédiée à l’actualité de la région montpelliéraine.

Pour l’heure, 150 emplois seront créés d’ici la fin de l’année et 1000 avant la fin 2012. Entre temps, Free Mobile devrait avoir lancé ses premières offres. Par Internet exclusivement et, au besoin, via la distribution physique, probablement en s’associant à un réseau de boutiques. Xavier Niel a précisé son objectif de couvrir plus de 25 % de la population française avant 2015.

Outre les 900 m2 de locaux que Free Mobile compte investir prochainement à Montpellier, le nouvel opérateur mobile devrait exploiter à terme 2500 sites techniques dans toute la France. Les principaux en termes d’emplois seront cependant concentrés sur Paris, Bordeaux et Marseille.

Les opérateurs en place ont vu l’arrivée de Free Mobile, qui a remporté l’attribution de la quatrième licence mobile le 18 décembre dernier, comme une menace pour le secteur. D’abord à cause de la concurrence tarifaire que la filiale d’Iliad compte mettre en œuvre pour conquérir ses clients mais aussi comme un perturbateur sur le marché de l’emploi.

Notamment à travers ses choix technologiques qui privilégieraient la concurrence chinoise (Huawei ou ZTE à la place d’Alcatel-Lucent… au même titre que les opérateurs en place) alors que rien n’est encore officiellement signé du côté des équipementier (qui plus est, Free pourrait s’adresser à plusieurs acteurs pour construire son réseau mobile).

D’autre part, cette nouvelle concurrence pèserait sur la capacité d’embauche des concurrents. Mi décembre, Olivier Roussat, directeur général de Bouygues Télécom, déclarait ainsi au Figaro : « Bouygues Telecom a gelé toutes ses embauches depuis le lancement de l’appel à candidatures. Bouygues Telecom, qui compte 8650 salariés, ne recrute plus. […] Bouygues Telecom est obligé de se préparer à l’arrivée de Free en réduisant ses coûts fixes. »

De son côté, quelques jours après l’attribution de la licence à Free Mobile, Xavier Niel estimait à 10 000 emplois indirects qui seront créés par son entrée sur le marché mobile. Le groupe Iliad compte aujourd’hui environ 4000 salariés.


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