Cloud : la Société Générale évalue les conteneurs Docker

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La banque d’investissement de la Société Générale lance un prototype autour de Docker. Objectif : évaluer l’intérêt des conteneurs pour les démarches de continuous delivery.

Aller au-delà des démarches agiles. C’est en somme la motivation qui pousse la Société Générale à s’intéresser aujourd’hui à Docker, la technologie de conteneurs de la start-up éponyme. « La raison pour laquelle nous nous intéressons à Docker réside dans notre volonté, partagée avec les autres DSI du groupe, d’aller au-delà des démarches agiles pour atteindre ce qu’on appelle le continuous delivery, autrement dit la capacité à livrer rapidement de nouveaux applicatifs de très bonne qualité », résume Philippe Morère, DSI adjoint au sein de la Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs de la Société Générale.

Une démarche qui s’appuie sur le Cloud privé de la banque, sur lequel les équipes de la DSI peuvent provisionner ou déprovisionner des environnements rapidement. « Dans ce paysage, Docker apparaît comme un élément de plus dans l’offre de virtualisation des infrastructures. Et comme un outil facilitant la livraison en continu de nos applications », dit Philippe Morère.

Dans ce cadre, la DSI de Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs, en collaboration avec les autres directions informatiques du groupe, a commencé à se familiariser avec Docker et va lancer dans les prochaines semaines un prototype basé sur la technologie de conteneurs. « Nous allons qualifier la technologie pour étudier ses usages possibles, explique Philippe Morère. L’objectif de ce proof of concept est de valider certains points techniques, mais aussi notre capacité à adopter la technologie sur nos infrastructures avec un niveau d’investissement acceptable. Nous pensons qu’il est possible d’utiliser Docker sur tout le cycle de continuous delivery ». Ce prototype illustre l’intérêt grandissant des grandes entreprises pour cette technologie encore jeune. « Une large majorité des grands comptes évalue aujourd’hui Docker », témoigne Dominique Lacassagne, architecte Cloud chez IBM France. Et ce, malgré les réserves que suscite encore Docker, autour de la sécurité et de l’instabilité des environnements d’administration notamment.

Lire notre dossier : Docker, déjà bon pour le service ?

S’il est encore trop tôt pour préciser l’usage réel que la banque fera des conteneurs, Philippe Morère précise toutefois qu’il considère davantage Docker comme une « technologie complémentaire » de VMware (l’hyperviseur qui anime le Cloud privé de la banque) que comme son successeur. « La valeur ajoutée théorique de Docker se situe à mi-chemin entre l’applicatif et l’infrastructure, et apporte des bénéfices sur la collaboration entre les équipes », dit le DSI.

Au sein de l’informatique de cette branche de la banque française, la démarche de continuous delivery a réellement démarré en 2012. Elle prolonge le déploiement des méthodes agiles, qui concernent aujourd’hui plus de 50 % des applications de la DSI. « A ce jour, une vingtaine d’applications sont au niveau 3 de continuous delivery selon la définition de Forrester. L’objectif est que 50 % de nos applications critiques soient à ce niveau d’ici à fin 2016. 15 applications supplémentaires doivent ainsi passer en mode continuous delivery très prochainement », précise le DSI. L’ambition de la Société Générale est donc d’aller au-delà de la seule partie projet – couverte par les méthodes agiles -, le continuous delivery amenant les principes d’agilité jusqu’à l’intégration et la production.

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