DiskStation DS213+ : Synology inaugure sa cuvée 2013

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NAS Synology DS213+

Synology inaugure sa cuvée 2013 avec le DS213+, un NAS à deux baies associé au système d’exploitation DiskStation Manager. Dans sa version 4.0, cette solution maison dépasse le simple office du stockage pour exploiter des applicatifs complémentaires.

Premier représentant du cru 2013 de Synology, le DiskStation DS213+ dépasse la conception traditionnelle des dispositifs NAS (Network Attached Storage) pour les investir du rôle de microserveurs polyvalents.

Pensé, au dire de son concepteur, pour valoir tout autant au regard de son évolutivité matérielle que par la solidité de son écosystème logiciel, le DS213+ arbore un noir mat caractéristique de la gamme DiskStation. Il s’articule autour d’un processeur bicœur à 1 GHz allié à 512 Mo de mémoire vive DDR3, non extensible.

Le contrôleur SATA à 6 Gbit/s permet d’atteindre, en crête sur une configuration RAID 1, un volume de transfert de 110 Mo/s en lecture et 84 Mo/s en écriture (accès séquentiel). En activant le cryptage matériel des données en AES-256, les débits baissent respectivement à 49 Mo/s et 24 Mo/s.

8 To maximum

Sur deux baies, le stockage se limite en théorie à 8 To, avec des SSD ou des disques durs de 3,5 pouces (voire 2,5 pouces avec la visserie adaptatrice fournie). C’est l’une des limites du système de fichiers EXT4 utilisé par défaut. L’EXT3, le FAT32 et le NTFS ne sont pris en charge que pour les supports externes connectés par USB (2 ports à la norme 3.0 et un en 2.0).

Originalité propre au DS213+, la façade intègre un lecteur de cartes SD, idéal pour copier des fichiers au vol grâce au bouton annexe marqué d’un « C ». Si l’espace de stockage vient à manquer, un stratagème consiste à relier au port eSATA situé à l’arrière un boîtier DX510 à 7 baies supplémentaires.

Chacun des deux disques internes dispose de sa propre diode témoin. Comme à l’accoutumée, le châssis abrite un seul ventilateur à 92 mm, pour des nuisances sonores qui avoisinent les 20 dBA, quand la consommation électrique s’élève à 22,2 W en crête. Au regard d’une telle cohérence et d’un cœur de cible bien choisi (les PME), l’absence d’une deuxième interface Gigabit Ethernet ne saurait passer inaperçue. Pas d’association, d’optimisation de la bande passante ou de redirection automatique des flux en cas de défaillance.

Mais la véritable valeur ajoutée, reflet de la politique de la maison, reste l’OS DiskStation Manager (DSM). Livré dans sa version 4.0 (la 4.1 en est encore au statut de bêta), ce pilier se veut le chef d’orchestre d’une expérience particulière, le marqueur d’une différenciation à l’heure où les NAS se démocratisent en entreprise, l’explosion des données soulevant une nécessité de centralisation.

Et voici qu’avec ce concours, le DS213+ s’invente des usages à foison : serveur d’impression, de VPN (réseaux privés virtuels), de contenus multimédias, de vidéosurveillance (jusqu’à 12 caméras IP en simultané), de messagerie électronique (POP3, IMAP et SMTP), d’hébergement avec prise en charge de PHP et MySQL… L’expérience de virtualisation avec VMware vSphere, Microsoft Hyper-V ou Citrix XenServer s’enrichit en parallèle. Syslog agrège les rapports d’activité des machines connectées au réseau. Antivirus parle de lui-même. Enfin, Time Backup constitue l’auxiliaire de sauvegarde par excellence, via USB, eSATA, serveur rsync ou vers le cloud Amazon S3.

Proposé au prix public de 349,99 euros TTC, le DS213+ s’aligne sur l’offre actuelle en matière d’échelle tarifaire, tout juste plus onéreux que la moyenne. Un choix à étudier, à condition de se coltiner en aparté un adaptateur secteur volumineux : le bloc d’alimentation n’est en effet pas intégré dans le NAS !


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