Idate : “Pas de reprise avant le second semestre 2010”

Réseaux

Si la croissance de l’économie numérique affiche toujours une progression, elle tombe sous les 5 %. Victime de la crise, le secteur des équipements informatiques est le plus impacté.

Si le marché mondial des télécommunications représente 6 à 7 % du PIB de la planète avec un revenu de 2.739 milliards d’euros, sa progression ralentit. En 2008, elle est tombée à moins de 5 % par rapport à 2007, selon l’Idate. L’observateur des marchés numériques (télécoms, informatique, médias) présentait, le 12 mai, son rapport annuel (le Digiworld Yearbook 2009) en amont de son forum européen qui se déroulera à Montpellier du 17 au 19 novembre 2009).

Toutes les régions et tous les segments sont touchés par ce ralentissement. Si la progression reste significative en Amérique Latine et l’EMEA (Europe-Moyen Orient-Afrique) avec respectivement 10 et 13,5 %, “l’effet d’entraînement pèse est limité au niveau mondial car ces marchés pèsent peu sur le marché mondial”, note l’Idate. Entraîné par l’Inde et la Chine, l’Asie/Pacifique affiche encore un certain dynamisme (+6,2). Mais l’Europe (3,4 %) et, surtout, l’Amérique du Nord (2,9 %) font grise mine.

Côté segments, la pression est, sans surprise, très marquée sur les équipements informatiques (+3,5 %) tandis que les services affichent une progression de 5,1 %. Dans les télécom, services et équipements tendent à s’équilibrer (respectivement 4,2 % et 4,7 %). Côté média, c’est l’électronique grand public (hors smartphones inclut dans le marché télécom) qui reste la plus dynamique : +7,4 %. Essentiellement grâce au TV LCD (40 % de la progression), GPS, jeux vidéos baladeurs, etc. Les services progressent eux de 5,4 %, en ligne avec les résultats des dernières années. Si les dépenses des ménages sur les TV à péage sont en “fortes hausse” (avec un nombre croissant de foyers équipés, notamment via l’ADSL), le marché de la publicité poursuit inéluctablement son transfert de la télévision vers Internet. Les récents résultats de TF1, en chute libre de 91 % sur le premier trimestre, en sont une parfaite illustration.

“Les marché subissent des effets de cycle et des effets de crise”, explique Didier Pouillot, responsable du projet Digiworld. “l’informatique est le segment le plus sensible à la crise d’aujourd’hui.” En d’autre termes, les entreprises repoussent à des jours meilleurs le renouvellement des parcs informatiques qui auraient dû d’opérer en 2008-2009. “Nous n’attendons pas de reprise avant le second semestre 2010.”


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur