Informatique quantique : la France et l’Australie poussent la technologie CMOS à base de silicium

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Un protocole d’accord est signé entre les deux pays pour développer une société commune autour de la technologie CMOS à base de silicium. Objectif : développer des matériels informatiques quantiques pour le marché mondial

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A l’occasion du voyage officiel d’Emmanuel Macron en Australie, un protocole d’accord a été signé pour la création d’une entreprise commune « dans le domaine des technologies d’informatique quantique à base de circuits CMOS en silicium, dans le but de focaliser et d’accélérer les développements de cette technologie, ainsi que pour saisir les opportunités de commercialisation – en réunissant les efforts français et australiens pour développer un ordinateur quantique. » explique un communiqué .

Côté français, c’est le Commissariat à l’Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives (CEA) qui sera aux commandes. 

Les intérêts australiens sont portés par Silicon Quantum Computing (SQC), contrôlée par l’Etat et des institutions publiques.  » SQC dispose actuellement de plusieurs plateformes parallèles pour la création d’un ordinateur quantique à base de silicium  » indique le gouvernement australien.  » SQC détient une expertise de tout premier plan au niveau mondial dans la conception et l’intégration de composants pour puces quantiques basées sur la technologie CMOS à base de silicium. Ce Protocole d’accord porte sur cette approche CMOS à base de silicium. » précise-t-il.

Des expertises partagées

En 2016, des chercheurs de l’Université de Nouvelle Galles du Sud (UNSW), qui est actionnaire de  SQC, avaient avoir mis au point des qubits, l’équivalent quantique des bits de nos ordinateurs actuels, bien plus stables que tous ceux développés jusqu’à présent. La technologie, baptisée bit quantique ‘habillé’ (‘dressed qubit’) vise à améliorer les performances des calculs quantiques.

Basée sur la combinaison d’un atome de phosphore et d’un champ électromagnétique, elle permet de prolonger les états de superposition des qubits par un facteur 10. 

« La capacité scientifique de SQC en Australie et la capacité de recherche et de développement du CEA en France constituent les meilleurs fondements pour une collaboration visant à développer et à commercialiser un circuit quantique intégré CMOS sur silicium » déclare Christophe Gégout, président de CEA Investissement.  Cette alliance va permettre de développer des matériels informatiques quantiques essentiels sur le marché mondial et pourrait devenir la pierre angulaire permettant de poursuivre la croissance et le développement d’une dynamique industrielle et scientifique majeure pour les deux pays dans le domaine de l’informatique quantique. »

Basés à Grenoble, l’équipe de chercheurs du CEA ont récemment annoncé des avancées dans la fabrication à grande échelle des qubits, les briques élémentaires des futurs processeurs quantiques. 

De la boutade à la réalité

L’histoire de l’informatique quantique a démarré par ce qui ressemble à une boutade. En 1981, lors d’une conférence au célèbre MIT (le Massachusetts Institute of Technology de Boston), Richard Feynman, le prix Nobel de physique 1965 et probablement le physicien le plus respecté de son époque, pointe les limites de l’informatique d’alors pour simuler la physique quantique, qui régit le comportement des éléments à l’échelle atomique et subatomique.

Et de lancer à l’audience cette proposition : si nous ne pouvons pas simuler la physique quantique sur un ordinateur classique, peut-être pourrions-nous construire un ordinateur quantique capable de dépasser les capacités de l’informatique traditionnelle ? Appuyée par l’aura de Feynman, l’idée d’encoder de l’information dans les états quantiques de la matière est née.

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