La cybercriminalité rapporte plus que la drogue

Sécurité

Les attaques informatiques génèreraient plus de 1000 milliards de dollars par an dans le monde. Un business très rentable renforcé par le phénomène de la dématérialisation.

Dans son dernier bilan trimestriel McAfee constatait une forte progression du nombre de malwares. Entre le 1er janvier et le 31 mars dernier, 8600 nouveaux sites malveillants étaient découverts chaque jour en moyenne. Un record historique d’après l’analyste.

A tel point qu’un récent rapport de l’OCDE classait la cybercriminalité comme l’une des cinq plus grandes menaces planant sur l’économie mondiale. Et pour cause. La Tribune (28/06) – qui s’appuie sur les estimations de l’institut Ponemon – affirme que les pertes de données liées pour la plupart à des actes de piratage ont couté en moyenne 2,2 millions d’euros aux entreprises visées en 2010. Un chiffre en augmentation de 16% par rapport à 2009.

Un business d’autant plus lucratif que sur 2.400 administrateurs de la sécurité informatique interrogés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et au Japon, 77 % admettent avoir perdu des données rapporte une autre étude de l’institut Ponemon.

Edward Amoroso, responsable des systèmes d’information de l’opérateur américain AT&T évaluait quant à lui à 1000 milliards de dollars par an dans le monde le montant généré par la cybercriminalité. En termes de revenus les pirates récolteraient ainsi plus d’argent que les trafiquants de drogue.

Avec le développement de la dématérialisation, ces chiffres n’ont pas fini de croître. Les sites de commerce électronique ont enregistré plus de 340 millions de transactions en France l’an passé d’après la Fédération de l’e-commerce. Et de son côté, le cloud computing devrait faire de plus en plus d’adeptes avec l’arrivée notamment d’Amazon, Apple ou encore Google dans ce secteur. Autant de cibles (marchés?) potentiels pour les cybercriminels.


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