Le hacker McKinnon privé de son dernier recours

Sécurité
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Un peu comme un feuilleton de début d’après-midi, les rebondissements du cas McKinnon, appelé aussi le pirate de la Nasa, font florès. Dernier en date, l’appel rejeté devant la cour Suprême du Royaume-Uni.

La bataille afin d’éviter l’extradition de Gary McKinnon vers les Etats-Unis prend une nouvelle tournure. Accusé d’avoir piraté 97 ordinateurs du Pentagone et de la NASA entre 2001 et 2002, il tente, pour l’instant en vain de rester sur le territoire britannique.

Pour cause, celui qui avoue avoir cherché des preuves d’existence d’extra-terrestres sur les ordinateurs des organes de renseignement américains risque jusqu’à 70 ans de prison dans les geôles de l’Oncle Sam. De leur côté, les autorités américaines estiment que les irruptions du hacker, considérés comme des crimes, ont étés motivés par des idéologies politiques causant des dommages s’élevant entre 700.000 et 800.000 dollars.

Désormais, c’est la Cour suprême du Royaume-Uni qui vient donc de lui refuser un recours formulé cet été. Pourtant ses avocats avaient avancé des contre-indications médicales et une santé mentale fragile en diagnostiquant un syndrome d’Asperger, une forme d’autisme pouvant entraîner psychoses et tendances suicidaires.

Toujours est-il qu’il existe toujours des « derniers recours » et que l’ultime bataille pourrait bien se situer au niveau de la Cour européenne des droits de l’Homme. Tous les moyens seront donc utilisés pour éviter que McKinnon ne passe l’Atlantique, menottes aux poignets. Reste à connaître les motifs exacts des autorités comme du pirate sur cette affaire. La vérité est décidément ailleurs.


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