L’Europe valide l’usage des smartphones et tablettes en avion

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L’usage autorisé des tablettes et smartphone en vol ouvre la voie à celui des vêtements intelligents et autres dispositifs connectés.

Utiliser sa tablette en avion, en mode déconnecté, sera possible courant 2014. L’Agence européenne pour la sécurité aérienne (EASA) vient d’officialiser ses conclusions émises en novembre dans la foulée de la décision de l’agence gouvernementale chargée de l’aviation civile aux Etats-Unis, la FAA.

Smartphone = rasoir

A l’horizon 2014, l’utilisation d’appareils électroniques sera alors tolérée durant toutes les étapes du séjour aérien, en « mode avion » (communications sans fil coupées). Un scénario que préconisaient les syndicats nationaux du personnel navigant, les tour-opérateurs et certaines personnalités politiques soutenant la démarche, indique ITespresso.fr.

Cet amendement s’inscrit aussi dans la lignée d’une étude menée par un groupe d’industriels – dont Amazon, fabricant d’électronique grand public – qui n’est « pas parvenu à démontrer que les ondes électromagnétiques émises notamment par les tablettes perturbent effectivement les systèmes de navigation ». Le rapport en question fait par ailleurs mention des rasoirs électriques ou encore des dictaphones, « qui émettent tout autant d’ondes » et qui sont autorisés en cabine, sans distinction.

Au tour des vêtements intelligents

Commissaire européen au Transport, Slim Kalls élargit cette réflexion au-delà des smartphones et des tablettes numériques pour toucher à la question des vêtements et accessoires intelligents (« wearable technologies »), comme les lunettes interactives de Google et les montres connectées. « La prochaine sera de déterminer dans quelle mesure nous pourrons autoriser l’utilisation des connexions sans fil et comment assurer la disponibilité d’un réseau », précise-t-il. L’EASA songe notamment à lancer un programme de certification de certains téléphones qui pourraient, à terme, permettre de passer des appels.

Mais l’agence devra d’abord gérer la coordination avec les différentes autorités nationales en Europe. Elle accordera ensuite des autorisations au cas par cas, pour chaque compagnie aérienne, qui devra au préalable avoir pris toutes les mesures de sécurité nécessaires et avoir intégré les appareils électroniques dans les consignes de sécurité délivrées par le personnel de bord. La communication IP à bord des avions nécessitera encore quelques heures de vol avant de répondre aux attentes.


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