Microsoft met fin au support d'Itanium

Réseaux

Le processeur Itanium n’intéresse plus Microsoft. Ce n’est pas nouveau. Ce processeur d’Intel a initialement intéressé les applications Unix…

Selon une note postée ce 3 avril sur un blog officiel de Microsoft, on apprend que le géant de Redmond confirme son abandon du processeur Itanium d’Intel: la future version de Windows Server, en cours de développement, ne comportera plus le support de ce processeur.

La “Release 2” (ou “R2”) de Windows Server sera la dernière version de Windows Server à supporter l’architecture Itanium d’Intel“, écrit Dan Reger, un responsable produit sur le ‘blog’ de la division Windows Server.

Et il ajoute : “De même, SQL Server 2008 et Visual Studio 2010 sont également les dernières versions à supporter Itanium“.

Le doute est donc levé. Intel perd encore un soutien pour son processeur 64 bits qui n’a guère percé que chez HP, et Bull en Europe, ainsi que chez quelques rares constructeurs, au Japon, par exemple. Il est vrai que le processeur Itanium a permis au début des années 2000 de faire perdurer des applications sous Unix, fonctionnant jusque là majoritairement sur des serveurs avec processeurs RISC des anciennes générations (HP 3000, HP 9000, par exemple, ou systèmes Bull GCOS 7 et GCOS 8 chez Bull).

L’utilisation sous Windows Server de serveurs dotés de processeurs Itanium est très minoritaire.

Et il est vrai que beaucoup se sont interrogés sur l’impression de flottement qu’a laissé paraître Intel à propos de ce processeur installé sur des serveurs aux applications de gestion souvent très anciennes (secteur banque, finance).

La sortie de versions multi-coeurs de ce processeur 64 bits, en compétition avec la série Xeon chez Intel, a été retardée plusieurs fois. La version ‘quadri-coeurs‘ a été annoncée en février dernier.

Or RedHat avait fait savoir un mois avant, en janvier 2010, que ses nouveaux développements sur Linux ne supporteraient pas ce processeur Itanium ‘quad-core’.

Le responsable de Microsoft se justifie ainsi “L’évolution naturelle de l’architecture x86 à 64 bits (ou “x64″) a conduit à la création de processeurs et de serveurs qui délivrent une ‘scalabilité” et une fiabilité requises aujourd’hui pour des charges de traitements orientés “missions critiques”.

Officiellement, le support, par Microsoft, des systèmes utilisant des processeurs Itanium sera maintenu jusqu’en juillet 2013. Mais un support étendu (extended support) est néanmoins prévu jusqu’en 2018.

Il reste à vérifier la position de Novell, qui en principe devrait continuer à supporter les systèmes Itanium sous SuSE Linux Enterprise, au même titre que HP avec son HP-Ux et Bull avec GCOS 8.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur