Prise en main du Motorola Milestone 2 : un smartphone Android résolument pro

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Ce modèle de smartphone haut de gamme ravira les utilisateurs intensifs qui apprécient notamment les claviers mécaniques, même sous Android dont il embarque la dernière version «Froyo».

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Motorola Milestone 2 (Droid 2 aux Etats-Unis) a suscité de l’intérêt quand il est arrivé en test à la rédaction de Silicon.fr, les smartphones Android visant plutôt le marché professionnels ne courant pas les rues. Et surtout après que le Defy du même constructeur soit passé entre les mains de notre confrère Gizmodo.fr (également édité par le groupe NetMediaEurope).

Premier contact
La facture de l’appareil le place d’emblée dans le haut de gamme des smarphones : boîtier anodisé mat sur le dessus, revêtement “grip” au dos et, surtout un bel écran de 3, 7 pouces TFT (480×854), très lumineux.

Le téléphone n’est pas vraiment épais (un peu tout de même), mais on en connaît la raison : le dos du boîtier coulisse pour révéler un clavier AZERTY assez aéré. Du classique. On notera la disparition du lecteur d’empreinte qui illustrait le précédent modèle au profit d’un clavier directionnel, probablement plus utile à l’usage.

En haut se trouve l’interrupteur de marche et la prise Jack. L’interrupteur sert aussi pour la mise en veille. Les touches de volume sont placées à droite, un peu trop haut, à côté du bouton de prise de vues. La prise micro-USB destinée aux transferts de données et la charge de la batterie se trouve a gauche. Il s’agit d’une connectique standard; ainsi l’appareil sera conforme aux normes européennes en la matière.

On trouve au dos de l’appareil l’objectif autofocus, 2 LED pour le flash et le mode torche vidéo et le capot qui abrite la batterie lithium-ion de 1420 mAh, la carte SIM et l’emplacement de la carte micro-SD. Le téléphone nous a été livre par Motorola France avec une carte de 8 Go en complément de la confortable mémoire interne de 8 Go. La possibilité d’extension de mémoire de stockage jusqu’à 32 Go ravira les fondus de multimédia…

Un clavier physique qui mériterait des touches plus proéminentes
Un clavier physique qui mériterait des touches plus proéminentes

Première utilisation
Au premier démarrage il faut créer un compte sur la plate-forme Motorola « Motoblur ». Nous n’avons pas bien compris l’intérêt de cette inscription, mais enfin c’est gratuit et ne prends que quelques instants… alors allons-y !

Nous accédons ensuite au fameux système d’exploitation de Google. L’interface Android 2.2 « Froyo » installée en standard est de toute beauté. L’écran dispose d’un bon piqué, la dalle tactile capacitive est de bonne facture et les fenêtres sont particulièrement fluides. Un régal. Le processeur TI OMAP 3630 à 1 GHz y est sûrement pour quelque chose. Le clavier est pour sa part assez agréable bien que les touches ne soient pas assez proéminentes.

Un minimum d’applications est installé par défaut. On y trouve ce qu’il faut pour un smartphone professionnel, de la connectivité au multimédia en passant par la suite bureautique Quick-Office. C’est bien mais cela n’emporte pas l’enthousiasme. Heureusement qu’il est possible d’accéder à l’importante bibliothèque de programmes Android ! (150.000 applications disponibles fin 2010.)

Motorola fournit aussi une série de widgets facilitant le pilotage du smartphone. Par exemple un lecteur de musique ou un témoin de réseau social. Du sérieux. A propos de musique, la qualité sonore de l’appareil est excellente, largement au niveau des meilleurs smartphones. Par contre, on cherchera vainement des réglages de balance ou de correction de tonalité en standard.

L’autonomie de la batterie est correcte, mais un usage intensif obligera de recharger tous les soirs, comme beaucoup d’autres appareils du même acabit…

Accès facile à la batterie et aux cartes micro SD et SIM
Accès facile à la batterie et aux cartes micro SD et SIM

A l’usage
N’oublions pas que l’on peut téléphoner avec un smartphone. Celui-ci a des dimensions suffisamment réduites pour offrir une prise en main agréable bien que Madame le trouvera peut-être résolument trop épais. Un bémol cependant : il n’y a pas de caméra frontale, ainsi les appels vidéos sortants sont interdits. Dommage pour un appareil de ce niveau, mais il est vrai que les appels vidéo sont peu prisés du public, pour l’instant. FaceTime d’Apple chamboulera-t-il les usages en matière de visiophonie mobile?

Le logiciel GPS et la cartographie sont signés Google, dont on ne présente plus les services en ligne. On regrettera qu’il ne soit pas possible de télécharger les cartes pour un fonctionnement hors réseau.

L’appareil photo dispose d’un objectif autofocus, d’un capteur de 5 Mpix et stabilisation d’image. Mais cette bonne optique est desservie par un logiciel de contrôle des photos un peu décevant. La caméra enregistre en HD et la torche permettra de filmer dans des conditions de lumière un peu limite.

En guise de conclusion
Nous avons affaire à un smartphone de qualité qui pourra plaire aux plus exigeants. Les réfractaires aux claviers tactiles virtuels apprécieront le « vrai » clavier mécanique, même si celui-ci n’est sans doute pas le meilleur du marché. Les autres pourront se retrouver dans la qualité générale de l’appareil et dans son électronique au top.

Il faudra toutefois débourser un peu moins de 500 euros, hors subvention abonnement, pour s’offrir l’engin. A l’occasion des fêtes de fin d’année peut-être…

Un affichage confortable
Un affichage confortable

Caractéristiques techniques
Ecran : 3,7 pouces (WVGA) 854 x 480 pixels
Processeur : TI OMAP 3630 – 1GHz
RAM : 512 Mo
ROM : 8 Go
Carte SD : jusqu’à 32 Go
Caméra : 5 Mpix, flash LED / HD 720 pixels
Batterie : 1420 mAh
Poids : 169 g
USB : Micro USB – USB 2
Dimensions : 60,5 x 116,3 x 13,7 mm


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