Top500 : le plus puissant des supercalculateurs est toujours japonais

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Le classement des machines les plus rapides de la planète reste globalement inchangé. Nous notons toutefois la perte de vitesse des Américains, en terme de base installée et de domination technologique.

La liste du top500 des ordinateurs les plus rapides de la planète vient d’être mise à jour. Le K Computer japonais conserve la tête du classement, avec une puissance portée à 10,51 pétaflops (contre 8,16 pétaflops au dernier pointage). Il creuse ainsi l’écart avec le Tianhe-1A chinois (2,57 pétaflops).

Les États-Unis en perte de vitesse ?

Si les États-Unis restent le pays alignant le plus de puissance de calcul au monde, ils se font rapidement rattraper par les pays d’Asie. Dans le top5 des ordinateurs les plus rapides de la planète, les USA n’ont ainsi plus qu’une seule machine en lice, contre deux pour la Chine et deux pour le Japon.

Sur les dix clusters pétaflopiques accessibles au monde, cinq se trouvent toutefois aux États-Unis, pour deux en Chine, deux au Japon et un en France.

Le x86 boudé par l’Asie ?

Les processeurs x86 sont très courants dans les supercalculateurs. Cependant, en Asie, les solutions alternatives, conçues par des acteurs locaux, semblent avoir la préférence des chercheurs. Ainsi, le K Computer utilise des processeurs SPARC64 signés Fujitsu.

La machine chinoise prenant la 14e place du classement adopte, elle aussi, un processeur maison, le ShenWei SW1600. La Chine ne cache pas souhaiter renouveler l’expérience avec d’autres technologies. Le Godson sera ainsi au cœur d’un futur supercalculateur pétaflopique.

Réduire la dépendance américaine

Si ce mouvement est encore à l’état embryonnaire, il semble s’accélérer rapidement. L’objectif est bien évidemment pour des pays comme la Chine ou le Japon de réduire leur dépendance vis-à-vis des produits américains, mais aussi de favoriser leurs industries locales.

En tout état de cause, la technologie x86 est maintenant régulièrement reléguée au second plan, les calculs étant de plus en plus souvent confiés à des GPU. Dans ce contexte, il n’est guère étonnant que certaines institutions (comme le BSC) souhaitent carrément les remplacer par des composants moins énergivores, comme des processeurs ARM.


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