Silicon Valley Tour – Apporter de la visibilité dans le capharnaüm applicatif

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La Silicon Valley s’intéresse aussi à la simplification des infrastructures applicatives. AppDynamics propose de gérer la performance du bazar technologique des applicatifs, et Mulesoft facilite la création et la gestion des API, ouvrant supprimant les silos.

Développements historiques, applications de multiples générations… l’entreprise peut rarement abandonner une application parfois rigide et aux technologies obsolètes mais qui opérationnelles, pour s’aventurer dans un développement ou l’adoption d’un progiciel qui pourrait éventuellement la remplacer.
Quoi qu’il en soit, une solution de gestion des performances de toutes ces applications de bout en bout permettrait de répondre aux exigences croissantes de qualité de service des utilisateurs ou clients. Par ailleurs, l’ouverture des applications et des clouds via les API semble séduisante. Toutefois, encore faut-il concevoir proprement ces API et pouvoir les gérer sereinement.

AppDynamics surveille les performances applicatives de bout en bout

Client/serveur, applications trois-tiers, architecture SOA, services web, développement agile, services cloud, SaaS, NoSQL, Big Data… difficile d’obtenir une visibilité complète sur ces infrastructures applicatives de plus en plus complexes. Pourtant, cela s’impose avec des utilisateurs exigeant une qualité de service optimale.

Voir toute la chaine, zoomer et intervenir au plus vite.
Voir toute la chaine, zoomer et intervenir au plus vite.

Pour répondre à ce besoin, AppDynamics a été créée en 2008 par Jyoti Bansal, architecte logiciel en chef de Wily Technologies (racheté par CA Technologies, qui poursuit d’ailleurs la société pour violation de trois brevets Wily).
« Fonctionnant sur des infrastructures sur site, cloud ou hybride, AppDynamics offre une visibilité et une gestion en temps réel et complète de l’environnement applicatif de l’entreprise,» annonce Jyoti Bansal.
Contrairement à ce qu’affirme la société, AppDynamics n’est pas le seul à fonctionner pour les applicatifs Java, .Net ou Web, puisque c’est aussi le cas –entre autres- de Sumo Logic, CA Wily, OpTier, Hyperic (racheté par VMware avec Springsource en aout 2009) ou encore splunk ou servicenow (via un SDK ou un tiers pour ces deux derniers).
La solution s’appuie sur des agents logiciels déployés sur les postes clients (PC, smartphones…), auprès des applications et des systèmes d’exploitation, ou encore dans les bases de données.

Des agents de renseignements travaillent continu
Des agents de renseignements travaillent continu

Après une étape d’auto-découverte, AppDynamics cartographie automatiquement les applications et le flux transactionnels du système d’information. Le système supervise et enregistre en temps réel l’expérience utilisateur : requête, localisation, terminal utilisé, etc.
Grâce à ses capacités d’auto-apprentissage, il étalonne les transactions (normale, lente, très lente, au point mort…), et détecte les incidents applicatifs depuis l’interface utilisateur jusqu’aux applications et aux bases de données. Alors, soit il alerte, soit il résout automatiquement ces incidents selon des règles prédéfinies. Des analyses qui n’impactent la production que de 2%, selon Jyoti Bansal.
« Aujourd’hui, une bonne expérience pour l’utilisateur final impose une supervision en temps réel avec à une visibilité de bout en bout. Cloud, sur site, ou hybride toute application ou base de données de chaque processus doit être supervisée, ainsi que les applications sur le périphérique client : PC, smartphone ou autre,» résume le dirigeant.

Mulesoft : de l’ESB à l’APIculture

« Décloisonner les applications existantes et les faire communiquer entre elles et avec les nouvelles : tel sera l’enjeu des prochaines années pour les programmeurs,» explique Ross Mason, fondateur et responsable de la stratégie Produits chez MuleSoft.
Spécialiste de la connectivité applicative avec son offre de type ESB (voir cet article et celui-ci), l’éditeur MuleSoft (misant sur l’open source) s’oriente clairement désormais vers les API. Ces bibliothèques de codes permettant aux applications d’échanger avec d’autres applications ou services.
Mulesoft a déjà levé 131 millions de dollars (NEA, Lightspeed, Meritech, Cisco, Salesforce, SAP Ventures), et enregistre 60% de ses revenus grâce à sa solution SaaS et/ou à l’intégration de la mobilité. Parmi ses clients : Toyota, Nestlé, Barclays, JLT, BNP Paribas, Citrix, ou encore Splunk.

Une plateforme pour maîtriser le cycle de vie des API
Une plateforme pour maîtriser le cycle de vie des API

Directeur technique chez MuleSoft, Uri Sarid avance : « Il est temps de passer de l’API (application programming interface) à l’APX (Application programming expérience).»
En clair : il est temps de proposer des outils pour faciliter la production et la gestion des API. Un réel défi à l’heure du cloud hybride, où applications et clouds interagissent de plus en plus via ces API, permettant d’exposer des fonctions ou services (et éventuellement de les vendre). Mulesoft annonce donc sa plateforme AnyPoint (dont une partie en code Open Source) qui prend en charge tout le cycle de vie de l’API : description des attentes, conception des API, validation technique et fonctionnelle, enregistrement des résultats et retours, publication… avec un développement de type Agile, cela va de soi.
Comme le montre l’illustration, un gestionnaire d’API devient incontournable pour comprendre les corrélations et éviter de réinventer la roue.
« Le cloud hybride permet aussi d’accéder à ce qui se trouve au-delà du coupe-feu. Pour y parvenir sereinement, une gestion avisée des API s’impose. Pendant les 5 prochaines années au moins, nous vivrons dans un monde informatique hybride,» conclut Ross Mason.

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Auteur : José Diz
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