Alcatel-Lucent : plus de 2 000 emplois menacés en France

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Alcatel-Lucent

L’équipementier Alcatel-Lucent supprimerait 881 postes en France dès 2014, dont 509 sur le site de Nozay (Essonne). Les syndicats, qui prennent en compte les redéploiements, considèrent que 2 052 emplois sont menacés au niveau national.

Parallèlement à l’annonce des résultats du groupe franco-américain, la direction d’Alcatel-Lucent a détaillé son plan de réduction d’effectifs lors d’une réunion tendue avec les organisations syndicales les 30 et 31 octobre.

L’équipementier télécoms, qui avait annoncé début octobre vouloir supprimer 10 000 postes nets dans le monde d’ici fin 2015, dont 900 postes au niveau national, a précisé son intention de supprimer 881 postes en France dès 2014.

Le détail des suppressions de postes par sites

Selon les détails du projet du groupe communiqués aux syndicats : 509 postes sur 3 277 seraient supprimés à Nozay (Essonne) ; 128 postes sur 483 le seraient à Orvault (Loire-Atlantique) ; 62 sur 117 à Rennes (Ille-et-Vilaine) ; 61 sur 255 à Ormes (Loiret) ; 56 sur 721 à Lannion (Côtes-d’Armor) et 28 sur 105 à Toulouse (Haute-Garonne).

Par ailleurs, 23 postes sur 222 seraient supprimés au siège d’Alcatel-Lucent, avenue de Suffren à Paris, et 14 autres suppressions d’emplois concerneraient également l’Ile-de-France (Colombes, Issy, Vélizy).

Alcatel-Lucent opte aussi pour d’importants redéploiements

Aux suppressions de postes envisagées, viennent s’ajouter les redéploiements et les options de « transfert ou reconversion ». Le transfert vers des repreneurs potentiels (cessions) concernerait tous les personnels de l’équipementier travaillant à Eu en Seine-Maritime (299 collaborateurs), 83 personnes à Orvault, 41 à Ormes, 33 à Nozay et 3 à Rennes. Soit 459 emplois concernés.

La mobilité interne ciblerait 228 personnes travaillant sur le site d’Alcatel-Lucent à Orvault, 156 à Ormes, 77 à Toulouse et 52 à Rennes. Soit 513 emplois ciblés. Enfin, 199 personnes travaillant sur le réseau legacy (2G/3G) à Nozay, Lannion et Orvault pourraient également être transférées vers un repreneur ou se retrouver sans emploi d’ici deux ans.

Pour les syndicats, c’est autant d’emplois précarisés. « À l’heure actuelle, ce ne sont pas 1 800 mais 2 052 emplois qui sont menacés », a déploré Pascal Guihéneuf, représentant syndical groupe adjoint de la CFDT. La stupeur est d’autant plus grande que la direction d’Alcatel-Lucent avait indiqué le mois dernier vouloir recentrer ses activités sur ses sites de Nozay-Villarceaux (91) et Lannion (22).

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Auteur : Ariane Beky
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